La 11e transhumance a attiré plus de 600 personnes entre Villeveyrac et Mèze, ce samedi 11 avril. Elles ont suivi le troupeau conduit par Michel Ibanez.
Un plaisir renouvelé. Qu’il neige (c’est arrivé une fois !), qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse trop chaud ou, mieux, qu’il fasse simplement beau et par moments couvert comme en ce samedi 11 avril, le succès de la transhumance du bassin de Thau ne se dément pas.
Cette année, ils étaient encore plus de 600 à avoir randonné de Villeveyrac à Mèze, sur un joli parcours vallonné au milieu de la garrigue. La plupart sont des fidèles du coin. « Hors de question de manquer une édition », lance Françoise. Certains découvrent, se déplaçant même depuis le Gard. La marche n’effraie pas les enfants : Pablo, 6 ans, espère bien aller jusqu’au bout, pour la première fois. Cette année, l’Attelage lattois a même accompagné le cortège sur tout le parcours avec deux attelages tractés par Clovis et Falcon deux chevaux de trait hollandais.
« Content de faire découvrir ça à des gens »
La promenade champêtre de treize kilomètres s’est effectuée au rythme des quelque 300 brebis et agneaux de Michel Ibanez, le berger de Mèze. « Je ne vois quasiment personne de l’année alors ça fait toujours bizarre de se retrouver avec autant de monde autour de soi. Je suis content de faire découvrir ça à des gens ».
« Ça », c’est son activité de berger, devenu insolite dans un monde d’ultraconnexions et de réseaux sociaux. C’est le travail de sa fidèle Maya, border collie qui vivait sans doute, à 11 ans, sa dernière transhumance. C’est aussi le plaisir de marcher dans la nature, d’échanger, de partager, comme lors de la pause déjeuner et du repas tiré du sac près du site de la LPO. Il est ensuite l’heure de repartir pour effectuer le dernier tronçon jusqu’à Mèze, rallié en milieu d’après-midi. Vivement avril 2027 et la 12e édition !








