Ce drame avait secoué la Gironde. Le 27 septembre 2025, un incendie s’est déclaré au château de la Corderie à Saint-Christoly-de-Blaye (Gironde). Malgré l’intervention des pompiers, les flammes avaient ravagé la majeure partie de l’édifice. Lors des opérations, le corps calciné d’une femme de 84 ans avait été découvert au premier étage. Il s’agissait de la propriétaire des lieux. Rapidement, la piste criminelle était envisagée. Ce vendredi 24 avril 2026, le parquet de Bordeaux a annoncé la mise en examen de quatre suspects.
Des traces d’effraction
Les enquêteurs de la section de recherches de Bordeaux ont rapidement relevé des traces d’effraction dans une dépendance du château, explique le parquet dans un communiqué. Le 29 septembre dernier, l’autopsie de la victime avait permis de conclure que le décès était lié à une « détresse respiratoire aiguë causée par l’incendie ».
Cela permet de supposer qu’elle était vivante lors du déclenchement du sinistre. Des fractures de la partie postérieure des côtes ont aussi été relevées. La suite des investigations a permis de « confirmer l’origine humaine de l’incendie ».
Le 3 octobre, un expert diligenté s’est rendu sur les lieux. Il a « mis en évidence deux foyers d’incendie : l’un au pied de l’escalier et l’autre dans la chambre de la victime ». Il a écarté l’hypothèse d’une défaillance électrique.
L’expert a également souligné que les armoires et tiroirs « avaient été ouverts » et les tableaux « décrochés avant l’incendie ». Des vérifications confortant l’hypothèse d’une fouille préalable.
Quatre interpellations
Le 9 octobre, le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire des chefs de « destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes ayant entraîné la mort, vol avec violence ayant entraîné la mort, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée ».
Grâce à des investigations poussées, à l’exploitation de nombreuses images de vidéosurveillance et d’analyses téléphoniques et génétiques, une opération de police a été menée le 25 janvier. Elle a permis l’interpellation de quatre individus à Talence, Saint-Aigulin (Charente-Maritime) et Laon (Aisne).
Deux d’entre eux ont reconnu leur participation aux faits. Il s’agit d’un homme de 38 ans, originaire de l’Aisne, comptant 19 condamnations judiciaires et d’un second homme de 30 ans, originaire de la Gironde, qui comptabilise 11 condamnations.
Ils voulaient voler des biens précieux
Les suspects s’étaient introduits dans le château pour « voler les biens les plus précieux ». Ils visaient notamment les bijoux. Les malfrats ont « violenté la propriétaire âgée pour la déterminer à les aider ». Ils se rejettent par contre la responsabilité de la mise à feu du domaine.
Les deux autres individus, un couple composé d’une femme de 29 ans ayant un antécédent judiciaire et d’un homme de 33 ans de deux condamnations, ont été mis en cause pour avoir été « les investigateurs ». Ils contestent les faits reprochés, annonce le parquet.
Le 29 janvier, les quatre protagonistes ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Ils encourent tous la réclusion criminelle à perpétuité.
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