Presbytère : Yannick Vernières défend la démolition et met en garde contre un abandon du projet

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L’ancien adjoint aux finances prévient qu’une annulation du projet de médiathèque et de logement pourrait coûter jusqu’à 1,73 million d’euros à la commune.

Certes la reprise des travaux de démolition du presbytère au lendemain du premier tour des municipales « pouvait interroger », concède Yannick Vernières. Mais selon l’ancien adjoint aux finances, et récent candidat à ces mêmes élections, cette temporalité s’explique par des contraintes de phasages de travaux mais aussi, « surtout, par les fenêtres imposées par les écologistes, notamment, les Écologistes de l’Euzière. Si on ne respecte pas les fenêtres de tir concernant la démolition, cela entraîne des décalages. Le report d’une semaine d’une étape du chantier peut entraîner un mois ou deux de retard sur l’étape suivante. Et, au bout de la chaîne, cela peut retarder la fin de chantier de plus d’une année… » Initialement, la démolition devait démarrer début janvier « mais il a été compliqué de coordonner tous les acteurs : le chantier, les fouilles de l’Inrap » et, donc, ces contraintes écologiques. Dont acte donc pour les observateurs surpris de voir le coup d’accélérateur donné au chantier, le 16 mars dernier…

Yannick Vernières réagit aussi aux mots du nouveau maire. (Midi Libre du 5 avril 2026)« J’entends Alexandre Monaco quand il dit : « nous aurions pu faire de belles choses avec ce presbytère ». Mais il ne faut pas oublier qu’un arrêté de mise en péril avait été pris sur cette bâtisse et qu’aucun des architectes qui ont participé au concours relatif à la médiathèque n’a pu nous garantir la stabilité structurelle de ce bâtiment. On peut toujours rattraper cette stabilité, mais à quel prix ? Cela s’évalue, » mesure-t-il. Selon lui, un surcoût important aurait été inévitable.

Des enjeux financiers majeurs

Il alerte surtout sur « les enjeux financiers » liés au projet global de création d’une médiathèque et de construction de logements sur l’emplacement de l’îlot Pappas déjà démoli. « Si on remettait en cause l’ensemble du projet, la commune, qui est solidaire de l’Établissement Public Foncier, serait obligée de racheter la maison Pappas qui est évaluée à environ 850 000 €, aujourd’hui », dévoile Yannick Vernières. « Évidemment, si le projet ne se faisait pas, il y aurait des dépenses en moins… mais aussi de possibles pénalités. L’ensemble des lots différents pour la Médiathèque ont été attribués. Remettre ce chantier en question serait mettre ces entreprises en danger, surtout pendant cette période », estime-t-il.

Une crédibilité à entretenir…

En outre, la Drac, « qui nous a toujours suivis nous a alloué une subvention de 876 000 € que la commune a déjà perçue. Si la médiathèque ne se fait pas, il faudra (aussi) rembourser cette somme », prévient l’élu de l’ancienne majorité. (Soit un total de 1,73 M€ à rembourser en cas d’annulation). Une subvention de la région, à hauteur de 180 000 € doit encore être perçue… Alors, selon le diagnostic de l’ancien adjoint aux finances, les marges de manœuvre sont aujourd’hui bien minces, « il y a peut-être une touche personnelle à apporter mais il ne me paraît pas judicieux de remettre en cause le projet », mesure-t-il.

Il argumente encore que « si nous avons réussi à obtenir autant de subventions c’est grâce à notre crédibilité. » Remettre en question le projet serait aussi « perdre en crédibilité. Cela aurait forcément une incidence sur des chantiers ultérieurs. » Enfin, « Il ne faut pas oublier que les services municipaux se sont beaucoup investis dans ce projet. Il me semblerait dommage de faire fi de tout cela. On a mené le projet, on y a cru. Il y a des critères objectifs dans ce dossier. Si autant de partenaires nous ont suivis, c’est bien que le projet le mérite », conclut-il. Des arguments qui devraient interpeller Alexandre Monaco, nouveau maire de Saint-André.

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