Pro D2 : "Cela fait longtemps que nous aurions pu nous effondrer", assure David Irazoqui, l’entraîneur de Béziers, avant le déplacement de son équipe à Vannes

admin
Par
admin
5 min de lecture

Le coach biterrois fait le point avant le match de son équipe à Vannes, ce vendredi 10 avril. Un déplacement très difficile chez le leader et dans un contexte difficile, l’ASBH jouant son maintien et avançant sans le soutien de ses dirigeants.

Dans quel état d’esprit sont vos joueurs après la défaite à Nevers et ce déplacement à Vannes, chez le leader ?

Il y a la satisfaction d’avoir ramené un point de l’extérieur, ce qui n’avait jamais été le cas depuis le début de saison. Nous sommes dans un état d’esprit plutôt relâché mais aussi concentrés. Nous allons chez la meilleure équipe de Pro D2, invaincue à domicile et capable de gagner à l’extérieur, comme le week-end dernier, à Agen, chez un prétendant à la qualification. Nous y allons de façon décomplexée, mais en étant très concentrés parce qu’il faudra être prêts à jouer un match de haut niveau.

N’est-il pas difficile de se motiver quand on sait que l’on a peu de chances de battre l’ogre de la Pro D2 ?

Ce n’est pas difficile car le contexte dans lequel on va évoluer est celui que tout joueur de rugby aimerait connaître, avec un stade plein, une identité forte. Nous avons tous envie d’aller dans ce stade pour ce match à guichets fermés ! Nous avons des joueurs qui recherchent encore un club pour la saison prochaine. Et performer contre la meilleure équipe de Pro D2, c’est toujours très vendeur, toujours plus flatteur.

Comment faites-vous pour tenir le coup encore aujourd’hui en avançant seuls, sans soutien de vos dirigeants qui vous dénigrent ?

Le rugby est notre travail, il ne faut pas l’oublier, et nous avons l’objectif de maintenir le club en Pro D2. Cela fait longtemps que nous aurions pu nous effondrer mais nous avons décidé de combattre la situation dans laquelle nous sommes, d’être performants sur le terrain et d’atteindre notre but par nous-mêmes. Ce n’est pas tous les jours facile, mais on arrive vite à recentrer les garçons sur ce que nous recherchons.

Ne craignez-vous pas qu’à un moment donné le mental lâche ?

En tant que manager, ce sont des questions qu’on se pose tous les jours. Mais j’ai l’impression que les joueurs sont concentrés. On aura une réponse à Vannes où j’espère que nous montrerons un beau visage sur l’engagement et sur l’abnégation. Nous passerons par des moments difficiles et j’espère que nous saurons continuer à faire front et que nous garderons la tête haute jusqu’à la fin du match.

Alignez-vous votre meilleure équipe à Vannes sachant qu’il est évident que les prochains matches à domicile face à Aix, puis Biarritz sont primordiaux ?

Gagner à Vannes n’est pas un objectif principal. Nous donnons donc du temps de jeu à des jeunes, tout en gardant quand même un pack cohérent parce que nous connaissons le pack vannetais et que nous devons présenter quelque chose de correct devant. Des jeunes vont découvrir la Pro D2 et nous en sommes ravis. Il est toujours bien de donner la chance à des joueurs qui s’entraînent toute l’année, de découvrir ce qu’est ce niveau-là.

Cela permet aussi de préserver certains joueurs, non ?

Il y a le côté physique mais aussi le mental et, compte tenu de notre situation, nos joueurs cadres ont besoin de se reposer aussi mentalement.

Quels sont les atouts de Vannes ?

C’est une équipe très pragmatique, efficace. Elle joue un rugby simple et est toujours dans l’avancée avec, sur les zones de collision, des joueurs très costauds. C’est une équipe en surconfiance avec une conquête et des prérogatives nécessaires à cette division.

 

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr