Pro D2 : "On est seuls, mais on se battra jusqu’au bout", Samuel Marques et ses coéquipiers en mode survie pour sauver Béziers de la relégation

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À Carcassonne, ce vendredi 24 avril, dans un combat pour la survie en Pro D2, Samuel Marques et ses coéquipiers annoncent qu’ils se battront comme des lions pour sauver leur club et achever la saison la tête haute.

Il ne restait plus qu’une poignée de minutes à jouer dans le match entre Béziers et Provence Rugby. Depuis déjà un moment, Samuel Marques, le demi de mêlée de l’ASBH, qui sera un des atouts majeurs de Béziers à Carcassonne, ce vendredi 24 avril, ne cessait de s’étirer au niveau des jambes… David Irazoqui demandait alors son remplacement. À la fin de la partie, le coach expliquait : « Pourquoi Sam est sorti ? Parce qu’il n’en pouvait plus. Il a tellement donné qu’il avait des crampes et ne pouvait même presque plus marcher. »

Il est vrai que dans ce match, comme il le fait toujours, le maître à jouer de Béziers ne s’est pas économisé. Attaquer dans tous les sens, défendre à tout va, faire vivre le ballon à outrance… Cette capacité à être de tous les combats est une des marques de fabrique de Samuel Marques. Cela en fait un joueur atypique que beaucoup envient et qui puise sa force dans sa dévotion pour le maillot de cette ASBH dont il ne peut imaginer la relégation.

« Je laisse de côté l’affection que j’ai pour eux »

Alors ce vendredi, à Carcassonne, le capitaine biterrois sera encore survolté, inarrêtable. Un vrai diable fou sorti de sa boîte qui ne manquera pas de donner le tournis aux Carcassonnais. Il ne peut pas en être autrement. Il en va de la survie de son club en Pro D2 dans un duel qui aura une saveur toute particulière pour lui, ayant joué deux saisons à l’USC avant de rejoindre Béziers en 2023 : « Bien sûr, je vais revoir des gens que je connais. Mais aujourd’hui, je laisse de côté l’affection que j’ai pour eux. Je veux simplement maintenir le club, le sauver. C’est le plus important. Notre aventure s’est écrite dans la difficulté avec tout un groupe de joueurs. Nous voulons nous en sortir et je pense que nous y arriverons en continuant à produire du jeu et en étant soudés comme nous avons pu le faire contre Aix. Il y a des événements qui soudent un groupe et c’est le cas avec tout ce que nous vivons cette année. »

En perdant à Carcassonne, Béziers ne scellerait pas son sort. Mais se calerait un peu plus dans la position de barragiste, à la 15e place. Surtout, l’ASBH verrait sa marge de manœuvre s’amenuiser grandement. D’autant que le quinze audois reviendrait alors à portée de fusil des coéquipiers de Samuel Marques, le chef de file de l’ASBH martelant à l’envi que « la victoire est obligatoire. Nous n’avons qu’un seul mot d’ordre : c’est de gagner à Carcassonne ».

« Nous avons besoin de la force de ce public incroyable »

Une volonté hors norme de bousculer des montagnes qui porte un groupe avançant seul vers son devenir : les joueurs et le staff se plaignent de n’avoir quasiment aucun contact avec leurs dirigeants et on a fait savoir à la majeure partie d’entre eux qu’on ne souhaite pas les conserver dans le club.

À commencer par Sam Marques qui, à l’image de ses coéquipiers, ne baisse pourtant pas les bras : « On voit que les supporters sont là et croient en nous. Nous avons besoin de la force de ce public incroyable. On n’a pas eu beaucoup de soutien pendant la saison de la part de certaines personnes. Mais aujourd’hui, sans ces supporters, on n’est rien. On a la chance d’avoir un public et une ville qui nous suivent. Cette fois, ce n’est pas pour des phases finales, mais on peut considérer que ce sont nos phases finales à nous. Et je suis sûr qu’elles finiront bien. »

« Une autre page s’écrira ensuite »

Car le capitaine de l’ASBH l’annonce, son équipe se battra jusqu’au dernier souffle : « La saison est longue, très longue. C’est difficile, on est seuls et c’est compliqué. Mais nous allons tout faire pour maintenir ce club qui mérite largement d’être en Pro D2. Une autre page s’écrira ensuite, mais ce qu’il y a de sûr, c’est que nous, nous donnerons tout jusqu’à la fin. »

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