À ce jour, l’office de tourisme communautaire enregistre un taux d’occupation des hébergements touristique sur le territoire de l’Agglo de Béziers supérieur de à 0,5 point par rapport à celui de l’année dernière. Mais Jean Muller, le directeur, se veut prudent.
La nouvelle saison estivale a-t-elle une saveur particulière ?
Je parlerais plutôt de plusieurs saveurs. Car nous sortons d’une période électorale assez intense pour enclencher sur une saison touristique qui le sera tout autant. Je dirais en premier lieu que nous avons des motifs d’espoir car les tendances de réservation semblent aussi bonnes qu’en 2025. Mais il faut rajouter que nous avons quelques craintes dues à l’envolée des prix du carburant et du contexte international, avec ses guerres, entre autres.
Si le prix du carburant peut être un frein aux départs en vacances, quelles peuvent être les conséquences liées au contexte international incertain sur le tourisme ?
La vérité, c’est qu’on ne sait pas ce qu’engendrera ce contexte. Pour le moment, nous n’avons pas eu de mouvement d’annulations des réservations. À ce jour, nous avons même un taux d’occupation dans les hôtels, les campings, les résidences de tourisme et chez les particuliers, supérieur de 0,5 point par rapport à celui de l’année dernière, au même mois, celui d’avril. Ceci dit, est-ce que les Français qui ne partiront pas à l’étranger, viendront passer leurs vacances sur notre territoire ?
D’où votre grande campagne de communication dans les gares des grandes villes de France…
Oui, en effet. L’idée, c’est de dire : « Nous avons terminé les travaux de la gare, désormais modernisée et transformée en Pôle d’échanges multimodal. Béziers est une ville accessible, son littoral également. On peut venir ici directement depuis de nombreuses gares françaises, Paris, Lyon, Toulouse, etc. »
La communication est-elle suffisante pour faire venir les touristes ?
Non. Nous réalisons, en amont de la saison, un gros travail de commercialisation, d’octobre à mars. Notamment à travers notre participation à des salons, professionnels et grand public, en France et à l’internationale. Par exemple, cette année, nous avons été aux salons de Toulouse, Nice, Clermont-l’Hérault et bien d’autres. Le mois prochain, en mai, nous irons à Londres. Nous y rencontrerons des tour-opérateurs et des journalistes auxquels nous présenterons la destination Béziers Méditerranée, ainsi que les différents acteurs du territoire : hôtels, restaurants, activités, patrimoine… Avec comme objectif : leur vendre des prestations, d’une simple visite à un séjour, pour des groupes.
Quelles ont été les retombées en 2025 de ce travail de commercialisation ?
L’année dernière, nous avons apporté 175 000 euros de chiffre d’affaires aux professionnels du territoire.
Malgré les incertitudes, avez-vous conservé toutes les activités que l’office de tourisme propose chaque année durant la saison ?
Oui, elles sont même renforcées. Nous les avons d’ores et déjà démarrées samedi 11 avril en organisant le premier des dix « Samedis du vin » à Coulobres.
Quels seront les temps forts ?
Ils vont se succéder et sont nombreux. Je citerais Les Caritats, les 15 et 16 mai ; notre riche programmation à la maison des Orpellières, à Sérignan-Plage, à partir de la mi-juin, avec des soirées jazz, du théâtre et des ateliers pour les familles ; les Jeudis de Béziers, les mardis de Valras et le son et lumière en juillet et août.
Une campagne de communication très colorée dans les gares de France
La campagne de communication menée par l’office de tourisme Béziers Méditerranée, qui court du 13 au 27 avril, cible le Top 7 des villes de provenance des visiteurs : Montpellier, Toulouse, Lyon, Grenoble, Marseille, Bordeaux et Paris. Dans chaque gare de chaque ville, les grands visuels très colorés – des dessins de voyageurs avec lunettes de soleil, bouées, serviettes de plage et tout le tintouin – mettent en avant des informations pratiques. Telles : le temps du trajet entre le départ et l’arrivée à Béziers (46 minutes de Montpellier ; 1 h 29 de Toulouse), ou encore un trajet direct Béziers-Paris, ou les 10 trajets par jour à disposition des voyageurs depuis Grenoble. "Il s’agit de dire que se rendre à Béziers, c’est simple et rapide", précise Jean Muller, le directeur de l’office.
Aussi dans le métro parisien
Et d’ajouter : "Pour toucher également les voyageurs franciliens lors de leurs déplacements quotidiens, la campagne est complétée par un affichage dans le métro parisien, à proximité de la gare de Lyon. La diffusion est assurée par Médiatransports, régie spécialisée dans les réseaux de transport, garantissant une visibilité optimale grâce aux supports digitaux en gare et aux affiches papier dans le métro."
Coût de cette campagne : un peu plus de 20 000 euros.









