À la tête de la liste d’union de la droite et du centre, Franck Proust arrive en troisième position avec 21,51 %.
Quand vers 21 heures, Franck Proust arrive à sa permanence, accompagné de Gerardo Marzo, c’est dans le silence. Un silence qui en dit long sur l’état d’esprit de ses troupes…
« C’est une grande tristesse, les résultats sont là, indiscutés et indiscutables », réagit le candidat de la liste Nîmes par-dessus tout, arrivé en troisième position avec 21,51 %, alors que sa liste et celle de Julien Plantier avaient cumulé plus de 35 % au premier tour. « J’ai souhaité bonne chance à Vincent Bouget, je lui souhaite le meilleur et surtout je souhaite le meilleur pour Nîmes et pour les Nîmois ».
« Je souhaite le meilleur pour Nîmes »
Du bout des lèvres, il reconnaît que la marche était trop haute. « Une fusion, c’est toujours très difficile », poursuit-il, en prévenant son adversaire. « J’espère que les 25 ans de Jean-Paul Fournier ne seront pas effacés. Nîmes est une ville qui est belle, une ville qui rayonne, mais qui reste fragile », explique-t-il en refusant de parler de son avenir personnel. Ce n’est qu’à l’issue de ces quelques mots à la presse, que retentissent les premiers applaudissements.
Franck Proust prend alors un micro pour s’adresser à ses militants, pour les remercier. « On n’a pas réussi. On s’est tous battus, C’était très compliqué, on n’a pas su s’imposer, malgré la fusion […]. J’ai donné toujours le meilleur de moi-même. Je suis fier de ce que j’ai fait », explique-t-il, citant son travail à l’agglo, aux côtés de Jean-Paul Fournier, de Jean Bousquet ou au parlement européen. « C’est la vie politique, on perd, on gagne, on reperd, on regagne, c’est comme ça », dit-il, très digne, en encourageant les jeunes militants à poursuivre le combat.
L’ambiance est morose dans la permanence. Depuis plus d’une heure, ses colistiers étaient arrivés au compte-goutte, certains ne cachant pas leur envie de partir le plus vite possible. Après la réconciliation d’entre deux tours, la division a laissé des traces, les deux camps restent à distance. L’un dans la salle du haut, l’autre dans la salle du bas…
Certains évoquent leur intérêt pour une union des droites. D’autres voient déjà l’avenir se dégager pour Julien Plantier, à la tête de l’opposition. « C’était vraiment une belle aventure, une expérience formidable, même si on ne gagne pas, je ne regrette rien », confie Ludivine Furnon, médaillée olympique engagée du côté de Franck Proust. « C’est la loi de la démocratie, il y avait une volonté d’alternance », se désole Emmanuel Carrière.
« Quelle déculottée ! Ce n’était pas le bon candidat », s’exclame une ancienne colistière de Julien Plantier. Ce dernier, avec ses amis, détale sans prendre la parole, sitôt le discours de Franck Proust terminé. « Un cycle se termine », murmure l’ancien candidat, en s’éclipsant.








