Résultats des municipales 2026 à Nimes : pour Julien Sanchez, "le RN fait un score historique et nous triompherons aux prochaines municipales"

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Avec ses 38 %, Julien Sanchez attaque la droite qui a refusé sa main tendue et il annonce faire un recours en annulation de l’élection pour des irrégularités.

Il est près de 19 h quand Chantal Barbusse, ex-adjointe au côté de Franck Proust, ralliée au candidat du RN, arrive à la permanence et glisse avec une grimace : « C’est mal barré ! » Les résultats définitifs ne sont pas encore tombés mais au fur et à mesure du dépouillement, l’enthousiasme de l’équipe de Julien Sanchez s’émousse. Pourtant, à 18 h, en mairie, le député Yoann Gillet – et colistier – assistait avec le sourire au résultat des cent premiers bulletins du bureau 301 qui donnait une quasi-égalité entre Bouget et Sanchez : « C’est plutôt un bon signe car ce bureau ne nous est pas favorable. Proust s’effondre et le RN progresse ! »

« La droite la plus bête du monde a offert Nîmes à la gauche »

À 20 h 15, Julien Sanchez prenait la parole dans une permanence comble de supporters déçus, moins pour acter une défaite que pour pilonner tous azimuts, et la droite et la gauche. « Alors que la gauche est minoritaire, la droite la plus bête du monde lui a offert Nîmes sur un plateau. Les deux dauphins du maire ont tué 25 ans de travail pour de petits calculs politiciens […] Tout ça pour six petits sièges ridicules d’opposition au conseil municipal ». Et d’enfoncer le clou sur la main tendue refusée par Proust avant le premier tour et entre les deux tours. « J’appelle MM. Proust, Plantier et Burgoa à se retirer de la vie politique. S »ils ne le font pas, je mettrai un point d’honneur à les faire battre à chaque élection ».

Sur la victoire de la gauche, il reprend sans surprise la vieille antienne du RN : « Elle mettra moins de moyens sur la sécurité, pratiquera le communautarisme et va tuer l’économie et le tourisme de la capitale gardoise » Et de critiquer « une majorité élue grâce aux appels des imams. »

Mais le score, affirme Julien Sanchez, reste « historique », de 14 % en 2020 à 38 %. « C’est notre record ». Un résultat qui lui octroie 11 élus au conseil municipal sur 59. « Nous serons une opposition ferme sur les valeurs et les principes » martèle Julien Sanchez qui assure qu’il siégera bien à Nîmes, tout en restant député européen. Et le chef de file du RN au conseil municipal de Nîmes va déposer un recours en annulation de l’élection. En cause, un mail sur les élections de la salle Paloma adressé à tous ses abonnés et « des tracts mensongers et diffamatoires contre le RN distribués dans certains quartiers ».

« Très prometteur pour l’avenir »

Dans la petite permanence, les soutiens de Julien Sanchez ne cachent pas leur déception. « On voulait faire barrage aux communistes, c’est le vote des quartiers qui a fait la bascule », analyse Catherine Jehanno, ex-élue de la mandature Fournier, qui a elle aussi rallié l’équipe du RN. « La désunion de la droite et le refus d’une union des droites ont donné ce résultat : une ville de droite qui vote communiste », tacle Christine Tournier-Barnier, autre transfuge de l’équipe Proust et numéro quatre sur la liste de Sanchez.

Titouan Thomas, responsable des jeunes du RN, veut rester positif : « Les LR ont sabordé l’élection mais on a fait une bonne campagne. C’est très prometteur pour l’avenir ». D’ailleurs, Julien Sanchez en est convaincu : « Ce soir, nous avons remplacé la fausse droite et nous nous préparons à triompher lors du prochain scrutin municipal ».

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