sept hommes rejugés pour l’exploitation de jeunes Nigérianes

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Sept hommes, condamnés en première instance, à des peines de dix à quinze ans de prison pour proxénétisme aggravé, comparaissent à partir de ce lundi 16 mars 2026 à Créteil pour leur implication directe dans l’exploitation de jeunes femmes d’origine nigériane, contraintes de se livrer à la prostitution pour le compte d’une organisation criminelle rayonnant sur l’ouest de l’Europe. Surmontant leurs peurs, les menaces, 10 jeunes femmes ont fini par briser la loi du silence.

La promesse d’un travail en Europe

Toutes sont nées dans une province du sud de Nigéria, dans la ville universitaire de Benin City. Elles sont la plupart du temps approchées par une femme bienveillante au premier abord, qui leur promet un travail en Europe pour fuir leur situation précaire. En acceptant cette proposition, les jeunes femmes mettent le pied dans une organisation humanitaire qui, sous couvert de solidarité sociale et de fondements religieux proches du vaudou, est en réalité une structure pyramidale criminelle se livrant à toutes sortes de trafics, comme la prostitution.

Les victimes sont enrôlées à la suite d’une cérémonie d’intronisation aux rites initiatiques violents. Elles prêtent serment et allégeance avant de s’envoler en Europe où le paradis promis se transforme très vite en enfer. Ce voyage n’est pas gratuit, c’est leur dette.

À peine arrivées sur le territoire français, les victimes sont prises en charge par la branche parisienne de l’organisation MAPHITE, appelée aussi Famille tour Eiffel. Les filles comprennent vite qu’elles seront désormais leur activité quotidienne. Elles sont frappées, regroupées, placées sous le joug d’un proxénète et prostituées sur le trottoir du boulevard de la Chapelle, au bois de Vincennes, dans des salons en Belgique et aussi en Italie. Elles sont exploitées, soumises à des tortures, ou même, pour certaines d’entre elles, à des avortements forcés.

À la suite d’une enquête minutieuse, basée notamment sur des écoutes téléphoniques et les témoignages glaçants des victimes, 7 hommes sont finalement arrêtés en 2021 avant d’être jugés devant la cour criminelle de Paris au mois de décembre 2023. Condamnés, les accusés ont décidé de faire appel de ce jugement.

Extraits de leurs prisons respectives, ils seront présents, ce lundi, dans le box de la cour d’assises du Val-de-Marne. Ils auront à répondre des chefs d’inculpation de proxénétisme aggravé en bande organisée, d’interruption de grossesse pratiquée sur autrui sans son consentement et de traite d’êtres humains commise en bande organisée.

Les débats doivent durer jusqu’au vendredi 3 avril 2026.

Loïc Morel

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