La Société des lettres a organisé une conférence autour du sport féminin, au lendemain de la journée internationale des droits des femmes.
La dernière conférence mensuelle de la Société des lettres, qui s’est tenue à la salle Urbain-V à Mende, au lendemain de la 49e journée internationale des droits des femmes, établissait un lien direct entre le sport et l’émancipation féminine.
Jean-Paul Mazot, vice-président de la société savante lozérienne, était sans doute le plus qualifié pour intervenir sur ce sujet, puisqu’il fut le coauteur d’un ouvrage de référence couronné par le grand prix de la littérature sportive : Le Grand livre du sport féminin. Pour étayer ses propos, le conférencier avait fait le choix de deux axes révélateurs, le rôle et l’évolution de la tenue vestimentaire des sportives d’une part, la lutte pour la parité dans les différentes disciplines sportives d’autre part.
Abandonner des tenues inadaptées pour la performance
Dans les deux cas, force est de constater que le sport féminin, depuis les années 1900 et particulièrement au fil des différents Jeux olympiques des XXe et XXIe siècles, a largement contribué à l’émancipation féminine.
L’assistance a pu mesurer l’avancée spectaculaire des tenues sportives féminines depuis le début du siècle dernier et les rares compétitions alors ouvertes aux femmes, le tennis et le golf. Progressivement, les vêtements sportifs ont permis aux athlètes féminines d’abandonner des tenues inadaptées pour la performance, qui ont permis un temps d’inventer de nouveaux vêtements, tel le pantalon (encore bouffant) pour le vélo ! La natation, le patinage artistique ont donné plusieurs coups d’accélérateur à cette évolution, qui nous paraît aujourd’hui banale.
Un siècle pour les compétitions mixtes
Concernant la parité dans le sport, là encore le chemin a été semé de multiples étapes. Longtemps, nombre de disciplines sportives ne se concevaient qu’au masculin, au prétexte de différences morphologiques et de force physique. La très récente notoriété du Tour de France féminin en est le dernier exemple.
Si l’escrime ou l’équitation ont été plus rapidement proposées aux femmes et plus tard les disciplines de l’athlétisme, le foot, le rugby, la boxe et l’haltérophile ont quant à eux dû attendre un temps certain. Aujourd’hui, la plupart des sports se conjuguent au féminin et l’on a pu assister récemment à des compétitions mixtes… Il aura fallu un siècle !
L’assistance a pu mesurer l’évidente contribution du sport à l’émancipation féminine. Cela méritait, au lendemain du 8 mars, d’être souligné.








