Trois hommes âgés de 21, 24 et 33 ans ont été interpellés en flagrant délit de cambriolage dans l’après-midi du jeudi 23 avril 2026 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Des faits survenus vers 14 h 30 allée des Avocettes dans le quartier de Kerlédé.
Les policiers ont été alertés par une voisine qui avait vu de sa fenêtre trois individus tenter de forcer à coups d’épaule la porte de garage d’une maison inhabitée depuis le décès des habitants, des personnes âgées.
Bijoux, montres, pièces de collection
À l’arrivée d’une patrouille de la brigade anti-criminalité, les suspects ont pris la fuite par le jardin, mais ont été rapidement interpellés.
Alors qu’on leur passait les menottes, ils ont tenté de se débarrasser de divers objets : bijoux, montres anciennes, pièces de collection en monnaie espagnole…
Un butin que le fils des défunts va reconnaître comme venant de l’habitation visitée, qui a été « fouillée » de fond en comble, les placards vidés.
Une vitre a été cassée à l’arrière, visiblement à l’aide d’une pierre retrouvée à proximité.
Les trois mis en cause, des ressortissants algériens en séjour irrégulier, ont été présentés en comparution immédiate lundi 27 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire.
« La maison était déjà en bordel »
« La porte du garage était ouverte, on l’a juste poussé. La maison était déjà en bordel », a avancé l’un d’eux, expliquant chercher un toit pour dormir de même que ses deux compères SDF.
La fille du propriétaire était pourtant passée 48 heures avant et n’avait rien noté d’anormal.
« Pour vous, ça justifie que vous puissiez entrer et prendre des objets qui ne vous appartiennent pas ? », questionne le président.
Car le trio ne nie pas s’être servi à l’intérieur, même s’il tente de s’attribuer la propriété de tel objet ou assure avoir trouvé telle montre « par terre ».
Le plus âgé a été condamné à 8 reprises dans des affaires de violences et vols, et était sorti de prison en février dernier.
Un vice de procédure
Le procureur a requis 18 mois de prison ferme à son encontre, avec maintien en détention, mais il a fait l’objet d’une relaxe suite à un vice de procédure soulevé par les trois avocats de la défense.
Aussi bien les procès-verbaux, que l’ordonnance de renvoi qui lui ont été adressés, ne mentionnaient les textes de loi réprimant les faits qui lui étaient reprochés.
Le plus jeune a été condamné à trois mois de prison ferme, sans mandat de dépôt, son acolyte à quatre mois avec sursis.
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