21 200 contrôles ont été effectués sur des particuliers et des entreprises en 2025 par les services fiscaux de l’Hérault. Une action qui a permis de détecter 108 M€ de fraudes, dont 60 % ont été récupérés.
Dans un contexte budgétaire tendu, la lutte contre la fraude fiscale prend évidemment un relief particulier. Dans l’Hérault, quelque 150 agents y sont affectés, du ciblage à la traque sur le terrain jusqu’aux procédures de recouvrement.
« C’est un levier de redressement de nos finances. On a pu mettre en œuvre un durcissement des sanctions contre les fraudeurs » indique David Chazalon. Le responsable départemental rappelle qu’au niveau national, les contrôles fiscaux et les vérifications des opérations de crédit d’impôt ont abouti en 2025 à l’encaissement de 19,8 milliards d’euros supplémentaires dans les caisses de l’État (8,4 milliards de crédit d’impôt non remboursés).
D’abord les entreprises puis les successions
Dans le département, l’action des finances publiques a abouti à la détection de 108 M€ de fraude fiscale, hors crédit d’impôt non remboursé. Un montant équivalent à celui de 2024 (111 M€).
Un peu plus de 21 000 contrôles, sur pièces ou sur place, ont été engagés, chez des particuliers ou dans des entreprises. Ces dernières ont été les plus « contributives » si l’on peut dire avec 33,70 M€ d’impôts dus non déclarés auxquels s’ajoutent des pénalités pour un montant de 14,70 M€
La deuxième source de fraude est celui des successions, les contrôles ayant abouti à la levée de 28,10 M€ d’impôts supplémentaires et 4,20 M€ de sanctions.
Recours à l’IA pour analyser les données
Les vérifications des déclarations de patrimoines, enfin (impôt sur la fortune immobilière, donations non déclarées), se sont soldées par des redressements de 15,20 M€ et 2 M€ de pénalités.
Pour identifier des « schémas frauduleux », l’administration fiscale a désormais largement recours à l’intelligence artificielle. « 50 % des contrôles sont déclenchés par l’analyse des données dans l’Hérault » précise Julien Bel du service du contrôle fiscal. Elle s’appuie également sur l’échange d’informations avec l’Urssaf, l’inspection du travail et les forces de l’ordre.
Sur les 108 M€ détectés l’an dernier, 67 M€ ont été récupérés ce qui correspond à environ 60 % des sommes. Un différentiel qui s’explique, en grande partie, par la longueur des procédures qui peut prendre plusieurs années.
Lutte contre le narcotrafic
En marge de la présentation de ces chiffres, le directeur départemental des finances publiques, Laurent Guillon, a insisté sur la présence régulière de ses services dans les opérations de luttes contre le narcotrafic. « Nous sommes présents physiquement. Des enquêteurs s’assurent que les caisses sont certifiées. On va amplifier notre présence contre les narcotrafiquants » explique-t-il.
En 2024, cette action de terrain avait notamment abouti à la saisie d’espèces pour un peu plus de 164 000 €.










