un trentenaire drague une ado, il est roué de coups par le frère de cette dernière

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Vendredi 20 mars 2026, une adolescente qui vient d’avoir 13 ans, est abordée par un homme qui faisait de la muscu près du parc paysager à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Alors qu’il a une trentaine d’années, il lui déclare en avoir 14 mais surtout qu’il la trouve belle et qu’elle lui plaît. Paniquée, la jeune fille appelle son frère qui accourt avec un copain qui déjeunait avec lui.

Après 48 h de garde à vue et une journée en détention provisoire, ces deux jeunes de 19 et 21 ans ont fait l’objet lundi 23 mars d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire au cours de laquelle ils ont reconnu les faits, à savoir coups de poing et coups de pied dont les conséquences sont dramatiques : 45 jours d’interruption temporaire de travail pour le trentenaire qui souffre de multiples fractures et a dû subir une opération et plusieurs points de suture.

« Pas de discussion préalable »

Venu à la rescousse, son collègue sportif s’est retrouvé KO au sol, et s’en tire avec une fracture du nez, des ecchymoses et sept jours d’interruption temporaire de travail.

Un témoin a constaté une partie des faits qu’il a filmés. Le trentenaire a pu également filmer. Il avait mis sa vidéo à la poubelle mais les policiers l’ont récupérée et visionnée, constatant que le doute n’est pas permis : « Les violences ont eu lieu sans discussion préalable. »

La principale victime n’a pas souhaité être entendue.

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Lors de l’audience, le président n’a pas été avare de questions : « Votre sœur vous appelle, vous y allez mais pas seul… Reconnaissez-vous vous être acharné ?

« Oui », répond le frère qui ajoute :

« Je ne voulais pas aller jusque-là… Non, cela ne justifie pas les violences. »

Le juge lui évoquant le tournevis qu’il avait dans les mains, le jeune ajoute : « C’est celui qui est dans la sacoche de mon scooter, en aucun cas, je ne l’aurais utilisé sur quelqu’un ».

« Un code d’honneur » à géométrie variable

Le magistrat poursuit en direction des deux prévenus : « À aucun moment, vous n’avez cherché à comprendre… Vous avez tapé aussi la deuxième victime qui n’avait rien fait ! »

C’est en décrivant « un code d’honneur quelque peu variable », que la procureure commence ses réquisitions : « On ne parle pas à une jeune fille de 13 ans lorsqu’on en a trente et qu’on dit en avoir 14, mais cela ne pose aucun problème de faire un déferlement de violences sans échange verbal pour un mensonge… »

Elle insiste :

« Pour un motif futile, vous étiez prêts à tuer deux hommes. Vous auriez pu vous retrouver en cour d’assises. »

Me Camille Allali réagit vivement : « Il n’a jamais été question de tuer… C’est allé beaucoup trop loin, mais devant vous mon client est transparent. »

Sa consœur, Me Linda Fregona, expose « qu’ils ont réagi au regard de leur jeunesse. »

Elle aussi rappelle « qu’il n’a jamais été question de parler d’homicide, mais toujours de violences ». Elle rappelle que la sœur de son client, élève de sixième, « s’est retrouvée dans un climat anxiogène, complètement apeurée ».

Incarcération immédiate

Les prévenus, arrivés en France depuis une bonne dizaine d’années, s’étaient rencontrés par l’intermédiaire de leurs parents. L’un est allé jusqu’au CAP, l’autre a « raté » son bac pro. Vivant au domicile nazairien de leurs parents, ils ont désormais interdiction de tout contact pendant deux ans.

Les deux avocates n’ont pas réussi à éviter la prison requise aux deux jeunes hommes avec incarcération immédiate. Le frère est condamné à deux ans de prison dont un avec sursis probatoire et son copain à dix-huit mois dont neuf avec sursis probatoire.

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