La future carte scolaire suscite la colère à Sète. Environ 200 manifestants, parmi lesquels de nombreux parents d’élèves, ont dénoncé la fermeture annoncée de classes dans trois écoles du centre-ville : Arago, Michelet et Renaissance.
Environ 200 personnes étaient réunies place de la mairie, ce mardi 7 avril, dès 10 h. Parmi elles des parents d’élèves, des membres du corps enseignant, mais aussi beaucoup d’écoliers, rassemblés pour protester contre le projet de fermeture de classes à la rentrée prochaine. Les écoles Arago, Michelet et Renaissance, toutes situées en centre-ville, sont chacune sous la menace d’une fermeture de classe.
Le Conseil social d’administration de l’académie de Montpellier se réunit ce mardi
« Nous sommes contre le futur découpage décidé par l’éducation nationale et l’académie de Montpellier, et nous défendons le maintien de ces classes, affirme Thomas Garnier, pour les parents d’élèves des écoles Arago, Renaissance et Michelet. Ces décisions auront un impact, d’une part sur les conditions d’apprentissage des enfants, et d’autre part sur les conditions d’enseignement à Sète. »
C’est ce mardi que le Conseil social d’administration de l’académie de Montpellier se prononcera sur l’ajustement de la future carte scolaire. Ce matin, les participants à la manifestation attendaient beaucoup de leur échange programmé avec Hervé Marquès, le maire. « On espère qu’il va appuyer dans notre sens auprès de l’académie et l’éducation nationale, poursuit Thomas Garnier. Mais ce n’est qu’une étape, car quelle que soit l’issue aujourd’hui il faudra continuer à se battre. On ne va obtenir, au mieux, qu’un sursis. »
Une évolution démographique a priori défavorable
Plus largement, les manifestants ont protesté contre le projet de suppressions de postes dans l’éducation nationale. Le syndicat FO, présent ce mardi matin place de la mairie, relaie les chiffres de « 2 000 postes supprimés dans le premier degré, et 2 000 postes supprimés dans le second ». À Sète, l’argument avancé est celui de l’évolution démographique. « Il y aurait moins d’enfants scolarisés dans le centre-ville de Sète, rapportent les parents d’élèves. L’académie considère donc que le nombre d’élèves par classe sera trop bas. Mais c’est un leurre. Vous avez en moyenne 22 élèves par classe à Arago et Renaissance. Pour l’académie c’est suffisant, mais si vous supprimez une classe, on passerait au moins à 26 élèves. Lorsqu’à côté vous manquez d’AESH, vous avez des élèves en difficulté, avec des handicaps ou des troubles de l’attention, cela devient très difficile… »
Les parents d’élèves dénoncent aussi les projections sur lesquelles se sont basées les instances pour décider des effectifs à la rentrée prochaine. « Des effectifs en classe qui remontent à octobre et sont largement sous estimés », conclut Thomas Garnier, qui ajoute que les écoles du centre-ville sont situées en quartier prioritaire. Plus globalement, les parents d’élèves appellent à être associés, au même titre que les enseignants, à la redéfinition de la carte scolaire. « Les nouveaux besoins doivent être entendus et considérés », demandent-ils.







