Mardi 14 avril, le dispositif “Différent… comme tout le monde !” s’installe au Palais des sports, de 9 h à 16 h 30.
De lui, vous connaissez sans doute sa belle voix, croisée au Palais des congrès, sur la scène flottante ou au théâtre de la mer, à Sète, ses interviews toujours justes et ses présentations documentées.Mais notre confrère Paul-Éric Laurès a d’autres cordes à son arc, notamment la transmission.
Son expérience, un terrible accident de la route qui a causé des blessures irréversibles aux membres inférieurs et la situation de handicap qui s’ensuivit, il a décidé depuis plus de dix ans de le partager avec les plus jeunes, des collégiens de 5e en l’occurrence, afin de leur ouvrir les yeux sur le handicap et ses différentes formes. « Le handicap peut arriver à n’importe qui, n’importe quand, n’importe comment », a pour habitude de répéter celui qui avait pris attache avec le Préfet hors cadre Jean-Christophe Parisot (alors atteint de myopathie et aujourd’hui décédé, NDLR), en 2014, pour monter l’opération “Différent… comme tout le monde !”. « Depuis, nous avons dû sensibiliser près de 80 000 gamins », se félicite le journaliste, qui sait mieux que personne l’importance de la communication… et de l’action.
Des ateliers pour mieux appréhender le handicap
Ainsi, grâce notamment à l’implication des bénévoles du Lion’s Club et de plusieurs associations, les élèves de Notre-Dame et de Paul-Émile Victor vont avoir mardi l’occasion de vivre l’espace de quelques minutes le quotidien de personnes handicapées. Six ateliers organisés en ce sens – manœuvres sur un fauteuil roulant avec le joueur de handi-tennis agathois Jean-Félix Boudou, troubles dys avec DMF 34, autisme, atelier sensation de handicap – vont en effet leur être proposés tout au long de la journée. Et à la question de savoir si cette manifestation peut changer le regard de ces préados sur le handicap, Paul-Éric Laurès en est persuadé : « récemment, un jeune de vingt ans est venu me voir pour me dire qu’il avait assisté par le passé à l’une de nos journées de sensibilisation. Il finissait ses études de kiné et m’a avoué qu’il avait souhaité se diriger vers cette carrière grâce à ça. » La plus belle des récompenses, finalement.







