Les forces de l’ordre ont investi le terrain ce mardi 25 mars à Lunel et Marsillargues dans le cadre d’une vaste opération "Zéro délinquance". Dans le viseur : la petite délinquance et les trafics de drogue.
Plus de cinquante gendarmes déployés, des contrôles tous azimuts et une présence renforcée sur des points sensibles répertoriés. La compagnie de Lunel a mené, ce mardi 25 mars, une vaste opération « Zéro délinquance », dans le cadre du Plan départemental de restauration de la sécurité du quotidien.
Objectif affiché ? Occuper le terrain de manière visible et coordonnée pour dissuader les infractions, tout en ciblant à la fois la petite délinquance et les trafics, notamment de stupéfiants. Une stratégie assumée de « saturation » de l’espace public, déployée sur plusieurs secteurs clés. En l’espèce, la zone commerciale des Portes de la mer, le centre-ville, la gare, l’esplanade Jacques-Brel mais aussi la voie verte de Marsillargues.
Des forces de l’ordre mobilisées en nombre
Autour des militaires de la compagnie, épaulés par le Psig et la brigade motorisée, se sont greffés les policiers municipaux ainsi que des agents de la sûreté ferroviaire (Suge). Une mobilisation conséquente, pensée pour multiplier les contrôles et renforcer la visibilité des forces de l’ordre à des horaires de forte fréquentation.
Sur le terrain, les opérations ont pris plusieurs formes. Dix établissements (restaurants, barber, garage ou encore boucherie) ont été passés au crible avec l’appui des services de l’État, dans le cadre du comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf). Plusieurs cas de travail dissimulé ont ainsi été mis au jour et plusieurs manquements relevés, notamment par la répression des fraudes, concernant l’affichage des prix ou l’absence de caisse enregistreuse.
Double objectif
Côté voie publique, les contrôles ont également été soutenus. Seize amendes forfaitaires délictuelles ont été dressées, pour consommation de stupéfiants, détention d’arme, défaut d’assurance ou encore conduite sans permis. Cinq automobilistes ont été contrôlés positifs aux stupéfiants tandis que vingt procès-verbaux ont sanctionné diverses infractions routières.
À noter que la tension est montée d’un cran en fin d’opération, avec l’interpellation de deux individus pour outrages et rébellion violente à l’encontre des gendarmes. Les mis en cause ont été placés en garde à vue.
Au-delà des chiffres, cette opération s’inscrit dans une logique de présence accrue et de reconquête du terrain, avec un double objectif. Marquer les esprits et restaurer un lien de confiance avec la population. Un dispositif appelé à être reconduit, selon les autorités, pour maintenir la pression sur les auteurs d’infractions du quotidien.








