Les troupes de Fulvio Bertini reçoivent Tourcoing, ce samedi 4 avril au Barrou (20 h), pour l’ouverture des playoffs.
Il s’en est passé, des choses, cette saison pour l’Arago de Sète. Le temps où les Héraultais enchaînaient les défaites, dans la froideur d’une salle biterroise boudée par le public, semble loin. En janvier, l’équipe a retrouvé son Barrou après 18 mois de rénovation. Et la bascule a été spectaculaire, avec 22 points pris sur 33 possibles pour boucler la phase régulière.
De quoi envisager ce quart de finale face à Tourcoing avec une certaine gourmandise. « On a hâte d’y être », déclare Fulvio Bertini. « Nous ne sommes pas favoris mais, avec les playoffs, on tourne une page et les compteurs sont remis à zéro. On a connu une belle progression, on s’est parlé dans les moments difficiles et la confiance est venue. Pour gagner, il faut gagner ! On a évolué vers un niveau technique et tactique plus performant, c’est le moment de le montrer. »
Inconnues et assurances
Comme dans toutes séries, le premier match peut effectivement être déterminant. « Si Tourcoing est mené 0-1, ils peuvent avoir la pression chez eux. Après, ce sont les playoffs. On pense parfois des choses et c’est le contraire qui arrive. Sur ma dernière série, avec Maaseik (Belgique), nos adversaires avaient tout préparé pour fêter la victoire, et on a gagné. Et en finale, contre Roeselare, ce fut l’inverse… »
Le coach sétois aura tout de même quelques assurances. Comme celle de disposer d’un effectif complet et, on l’a vu, interchangeable. « C’est un avantage d’avoir des joueurs capables d’apporter de l’énergie à tous moments et d’aider les copains. Bien sûr, certains ont plus d’expérience, mais j’ai la chance de pouvoir changer quand je veux. » Cela pourrait être une clé, face à une équipe nordiste qui avait dû s’employer pour s’imposer chez elle en janvier (3-2). « On était une équipe différente par rapport à l’aller, ce match nous permet d’être optimistes. Mais je rappelle qu’en playoffs, tout le monde est fort… »
L’autre assurance est de disposer d’un Barrou de gala. « Dès le premier match, l’alchimie s’est faite avec le public. Ce quart doit être une fête pour tout le club. Vu le parcours réalisé depuis quelques années, joueurs, dirigeants et supporters méritent de fêter cela tous ensemble. »








