Mobilisation des ambulanciers : la profession alerte sur un financement "dépassé" de l’urgence hospitalière

admin
Par
admin
2 min de lecture

La mobilisation des ambulanciers met en lumière la crise du transport sanitaire. À Rodez, ils dénoncent un tarif horaire figé à 64 € depuis 2018 et réclament une revalorisation urgente à 87 €.

Répondant à un appel national, une quarantaine d’ambulances représentant autant de sociétés de transports sanitaires du département se sont mobilisées toutes sirènes hurlantes sur la place d’Armes à Rodez.

Après les transporteurs routiers et les agriculteurs, la semaine dernière, mercredi, ce sont les ambulanciers qui se sont mobilisés, sur les coups de midi.

Mais contrairement aux agriculteurs et aux routiers, les ambulanciers ne se mobilisaient pas pour réclamer un coup de pouce en réponse aux hausses des tarifs des carburants. Enfin, pas seulement.

Car selon Thierry Delseries, le coprésident aveyronnais de l’Association des transports sanitaires urgents (ATSU), « la hausse des carburants, c’est la goutte qui a fait déborder le vase ». Et le vase, pour le représentant de la profession, c’est le financement de l’urgence hospitalière (UPH).

« Ce financement s’élève actuellement à 64 € de l’heure pour deux ambulanciers diplômés d’État et un véhicule », explique le coprésident Delseries. « Ce prix a été élaboré en 2018. Il ne permet plus aux entreprises de transport sanitaire de couvrir le coût des moyens mis en œuvre sur les périodes de garde. Nous demandons donc un prix horaire à 87 €« .

Débloquer un fonds d’urgence

Estimant que le différentiel actuel entre coûts réels et financement constitue une rupture manifeste d’équilibre, la profession réclame « un déblocage immédiat de fonds d’urgence via les FIR (Fonds d’intervention régionaux) ».

À défaut de réponses concrètes à court terme, la profession se verra contrainte de réitérer sa mobilisation nationale d’ampleur, à l’image de celle qu’elle a organisée mercredi. Par ailleurs, les représentants du transport sanitaire tiennent également à souligner que « les conséquences de cette inaction seraient catastrophiques pour les ambulanciers. Il appartient désormais à l’État de prendre la pleine mesure de cette situation et d’agir en conséquence ».

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr