Suite au témoignage d’un ex-otage français en Iran qui a raconté ses déconvenues avec le fisc dans les médias, l’administration fiscale a finalement reconnu dans un message publié sur X l’erreur de son agente, qui n’avait vraisemblablement "pas perçu la gravité de la situation".
Détenu dans les geôles iraniennes de 2020 à 2023, le Français Benjamin Brière décrivait en janvier dernier les problèmes vécus à son retour, en particulier avec l’administration française. Le jeune homme confiait notamment au Journal du Net avoir été « radié de partout ». « Je n’existais plus aux yeux de la Sécurité sociale et de France Travail. J’ai dû me battre pour tout réactiver, à commencer par les impôts », regrettait-il auprès de nos confrères.
« La première année de détention, je n’ai pas pu dire un mot à ma famille et la deuxième année, j’avais un quart d’heure de téléphone toutes les quatre à six semaines », confiait l’ex-otage, soulignant que dans ce contexte, les impôts étaient « loin d’être une priorité ».
« Même en prison on fait sa déclaration »
Cette situation n’a visiblement pas convaincu l’administration fiscale. « On m’a demandé pourquoi je n’avais rien déclaré depuis quatre ans. J’ai expliqué que j’étais en prison, que je n’avais pas pu le faire. Ce à quoi l’agente des impôts me dit que même en prison, on fait sa déclaration… Oui enfin moi j’étais dans une prison iranienne », raconte l’ex otage à nos confrères. « Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire », lui aurait-on répondu.
La presse se fait l’écho du témoignage de M. Benjamin Brière, ex otage en Iran, qui a rencontré des difficultés avec plusieurs services publics à son retour en France en 2023.
— Direction générale des Finances publiques (@dgfip_officiel) April 12, 2026
Mais ce dimanche 12 avril, la Direction Générale des Finances Publiques, qui a semble-t-il été informée de cette situation, a répondu au Français sur X.
La DGFiP reconnaît une erreur
La DGFiP évoque notamment le « premier contact anormal avec une agente dans un service des impôts qui n’a pas perçu la gravité de sa situation », ajoutant que « la réponse qui lui a été apportée est inacceptable ».
La Direction Générale des Finances Publiques indique que « depuis, tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire ». Pour sa part, Benjamin Brière milite aux côtés de l’association SOS Otages pour la création d’un statut juridique spécifique aux anciens otages afin d’éviter ce genre de déconvenues à l’avenir.








