Atteinte d’un cancer incurable, Marcelle, 87 ans, doit quitter l’hôpital… sauf si ses fils payent 1 669 euros par jour

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Le 26 février dernier, l’hôpital de Trévenans (Bourgogne-Franche-Comté) a sommé les proches de Marcelle, 87 ans, de la ramener chez elle. La direction évoque un cruel manque de lits et de moyens humains. Les fils de la patiente dénoncent un manque d’empathie, d’humanité et de bienveillance.

Marcelle Charles, une habitante de Valentigney (Franche-Comté), est encore hospitalisée à l’hôpital de Trévenans (HNFC) malgré l’avis des médecins, relate L’Est Républicain. Cette femme de 87 ans a été opérée le 4 janvier après une récidive d’un cancer. Mais le mal a progressé, et est incurable. Courant février, une prise en charge en soins palliatifs est évoquée. Cette éventualité n’est plus abordée par la suite.

Le 26 février, l’hôpital de Trévenans met en effet les proches de Marcelle devant le fait accompli : ils sont sommés de la faire rentrer chez elle. Dans un courrier invoquant le Code de la santé publique, la direction prévient que « sans action rapide de (leur) part, l’hospitalisation de Madame sera facturée ». Compter 1 669,02 € par jour.

Les fils refusent de la laisser sortir, la situation est complexe. La direction et une représentante syndicale la déplorent, évoquant un cruel manque de lits et de moyens humains. Quelle que soit la réalité administrative derrière, le timing et le ton sont durs humainement.

Un système de santé sommé de faire des économies

Le directeur de l’hôpital Pascal Mathis tempère, évoquant que la lettre envoyée serait un courrier standard, sans décision définitive, visant simplement à alerter les familles sur la multiplication des longues hospitalisations. Un phénomène alimenté par le vieillissement de la population et des pathologies cancéreuses de plus en plus lourdes, que l’établissement, à court de capacités, peine à absorber.

Un aveu qui résonne avec les alertes nationales. Les hôpitaux publics accusent un déficit proche de 3 milliards d’euros en 2024 et estiment qu’en 2026, il manquera l’équivalent de 20 000 postes d’infirmiers en raison d’un financement jugé insuffisant, relève Le Figaro. Dans ce contexte, les personnes âgées comme Marcelle sont soumises à la maladie et a un système de santé sommé de faire des économies.

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