Depuis 2021, 300 vaches d’un agriculteur du canton de Vaud, en Suisse, sont mortes successivement après l’installation de panneaux solaires sur le toit de sa nouvelle étable.
Un éleveur suisse explique auprès du quotidien Blick que six mois après l’installation de panneaux solaires sur son étable, ses animaux ont commencé à tomber malades. Pendant la période de vêlage, moment où les vaches donnent naissance à leurs veaux, celles-ci présentaient des troubles graves : détresses respiratoires, acidifications du sang et un système immunitaire très affaibli.
300 vaches meurent mystérieusement
Au total, plus de 300 bovins sont morts, pour une perte estimée à plus de trois millions de francs suisses (3 262 482 euros).
Malgré les interventions d’un vétérinaire et une consultation dans une clinique bernoise, la situation ne s’améliorait pas. La piste du courant vagabond a finalement été avancée, sans que le lien direct entre les panneaux solaires ne soit formellement établi. Ce courant électrique peut circuler involontairement dans la structure du bâtiment et génère des tensions parasites dans l’étable, provoquant des problèmes de santé chez les animaux.
Les courants vagabonds sont imperceptibles pour les humains, mais pas pour les vaches. « Une vache de 700 kilos sur quatre pattes a une résistance électrique bien plus faible qu’un humain », explique Markus Rombach d’Agridea, la plateforme suisse de référence pour l’agriculture.
L’éleveur a ainsi déplacé ses vaches dans son ancienne étable. Depuis, 90 de ses animaux y vivent actuellement sans nouveau problème.
« Rien à voir avec les panneaux solaires »
L’affaire a attiré l’attention des partis politiques suisses. Un élu UDC a évoqué un moratoire temporaire sur les panneaux solaires sur les étables.
Le président des Vert’libéraux, Jürg Grossen, également à la tête de l’association professionnelle de l’industrie solaire, relativise : « Les courants vagabonds n’ont rien à voir avec les panneaux solaires. Ils peuvent apparaître partout où des appareils électriques sont installés, comme les machines à traire. » Il assure que ses installateurs sont formés à cette problématique.










