Il était déjà soumis à une interdiction de contact avec son ex conjointe. Récidiviste, un homme de 44 ans est à nouveau devant le tribunal, mardi 21 avril à Lille (Nord), pour violences conjugales. Il est également mis en cause pour messages et appels malveillants réitérés. Sur fond de jalousie, les faits remontent aux 9 février et 18 avril 2026, à Tourcoing (Nord). Selon la victime, le couple est séparé depuis juin 2025. Déjà à l’époque, elle avait porté plainte, mais celle-ci avait été classée. Récit.
À nouveau devant la justice pour violences conjugales, le prévenu nie les faits
« Je me sens en danger, et je pense que mon ancien compagnon en a conscience. » C’est ce qu’a affirmé une femme, victime de violences conjugales, lorsqu’elle a porté plainte le 18 avril dernier, à Tourcoing. Elle dénonce des faits de violence datant du 9 février 2026. Vers 22 h 30, son ex l’aurait appelée pour récupérer des affaires. Insultes, menaces… Une fois arrivée chez lui, l’homme est incontrôlable. Il la « jette sur le canapé », mord son doigt, et la force à rester jusqu’au lendemain matin.
Pendant plusieurs jours, l’homme lui aurait ensuite envoyé des messages insultants et menaçants. Il l’aurait également appelée plus de 200 fois avec un numéro masqué.
Les faits du 18 avril 2026 se déroulent également à Tourcoing. En voiture avec son « nouveau copain », la femme aurait croisé par hasard son ex compagnon. Énervé, ce dernier aurait menacé de les écraser si elle ne montait pas dans sa voiture. Finalement, l’homme la pousse hors de l’habitacle et lui donne un « coup de pied dans la hanche ». La police découvrira plus tard qu’il ne s’agissait pas d’un hasard : ils ont en fait passé trois jours dans un hôtel ensemble.
Au tribunal, l’homme s’énerve et coupe parfois la parole : il veut faire entendre sa version. Il nie les faits de violence, et reconnaît seulement avoir envoyé les messages. Selon lui, le couple n’était pas séparé, et sa femme l’a trompé. Il aurait trouvé une vidéo compromettante dans son téléphone. « Je ne me suis pas énervé, je suis juste rentré chez moi. » soutient-il.
Le tribunal concède : la victime a « un comportement particulier », et a aussi provoqué le prévenu par messages. « Il y a des propos fleuris des deux côtés. Balle au centre. » tranche la présidente. Elle rappelle toutefois que l’homme de 44 ans est le seul à être prévenu dans cette affaire, et qu’il est souvent l’instigateur des insultes.
« Un homme violent, avec un dossier particulièrement préoccupant »
« Il n’a que faire des avertissements qui lui sont faits. » blâme la procureure. Au regard des messages « extrêmement dégradants », et du comportement du prévenu, elle requiert 18 mois d’emprisonnement et la révocation d’un sursis à hauteur de deux mois.
« C’est un homme violent, avec un dossier particulièrement préoccupant. » dénonce l’avocate de la victime. Elle déplore un « mécanisme de violences répété, ancien et installé » qui a plongé sa cliente dans « la peur ». Elle demande 2 000 euros de dommages et intérêts. « Il a complètement dérapé sur le long terme, il le sait », défend l’avocate du prévenu. Elle regrette le manque d’attention portée à la version de son client.
Faute d’éléments probants, le tribunal relaxe le prévenu pour les faits d’appels téléphoniques malveillants. En effet, la police n’a procédé à aucune vérification du nombre avancé par la victime. Reconnu coupable pour l’envoi de messages malveillants et les faits de violence, l’homme de 44 ans est condamné à quatorze mois d’emprisonnement ferme. Il a l’interdiction de paraître au domicile, prendre contact avec la victime pendant trois ans, et doit également payer 800 euros de dommages et intérêts.
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