Ariane Astier au cœur de la 10e édition du festival de BD d’Alès

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À 25 ans, la jeune autrice Ariane Astier a prêté son regard et son énergie en tant que marraine du Festival de la BD d’Alès 2026 qui s’est achevé dimanche à l’Espace Jules-Cazot.

« On me l’a proposé, et j’ai accepté », résume simplement Ariane Astier au moment d’évoquer son rôle de marraine de la 10e édition du festival de la BD d’Alès qui s’est déroulée ce 25 et 26 avril à l’espace Cazot de la ville. Une évidence pour celle dont la famille est originaire d’Alès, même si elle habite à Lyon. Organisé par l’association Bulles cévenoles, le rendez-vous s’est imposé au fil du temps comme un moment de rencontres entre auteurs et public, réunissant amateurs, familles et curieux autour de la bande dessinée. « C’est le genre d’événement qui apporte de la vie », résume la marraine. Sur place, l’ambiance la marque immédiatement. « C’est super vivant, on discute, c’est très chaleureux. » Loin des grands rendez-vous parfois impersonnels, Alès revendique une proximité assumée. Une vingtaine d’auteurs, entre figures confirmées et nouvelles voix, y partagent leurs univers. Ce mélange, Ariane Astier le souligne : « Il y a des cadors de la BD, mais aussi des projets plus personnels. Il y a une vraie variété. » Pour elle, ces festivals jouent un rôle essentiel : faire circuler les idées, donner de la visibilité à des styles différents, et maintenir un lien direct avec les lecteurs. « C’est important de faire ce genre de festival », insiste-t-elle.

Une vocation née du manga

Pour Ariane Astier, la bande dessinée est bien plus qu’un métier : « c’est ma passion ». Très tôt, elle se nourrit de mangas et développe une fascination particulière pour Naoki Urasawa, maître du récit à suspense. « Je me suis dit très jeune que je voulais faire ça », raconte-t-elle. Son parcours ne suit pourtant pas un chemin académique classique. Après une classe de troisième, elle arrête l’école et décide ensuite de passer son bac en candidate libre pour intégrer une école d’art. Une expérience qui ne la convainc pas totalement puisqu’elle n’y reste que 6 mois. « Les études, ce n’était pas trop pour moi. J’ai voulu travailler tout de suite. » Elle apprend en grande partie seule, expérimentant le dessin et ses possibilités narratives.

C’est pendant la période du Covid qu’elle franchit un cap décisif en réalisant une première maquette. Son projet est rapidement accepté par la maison d’édition Casterman. « C’est ma première BD, et une vraie fierté », confie-t-elle. Cinq années de travail auront été nécessaires pour concrétiser cet album publié en janvier 2025 et appelé « Moddy Rouge », œuvre oscillant entre l’horreur, le mystère et des thèmes très universels. À ses yeux, la bande dessinée possède une force d’expression particulière. « Elle permet de représenter le mouvement autrement », explique-t-elle, évoquant la liberté qu’offre le dessin et ses expérimentations. Un espace où texte et image se répondent pour créer un rythme propre, impossible à reproduire ailleurs. En tant que marraine, Ariane Astier entend avant tout être « très présente » et incarner l’esprit du festival cette année, notamment à travers l’affiche qu’elle a signée. Une manière de s’inscrire pleinement dans cet événement à taille humaine, où la passion du 9e art reste au cœur de tout.

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