Un habitant de la ville d’Eu, en Seine-Maritime, a comparu devant le tribunal de Dieppe le 13 avril 2026.
Le 4 octobre 2025, sa compagne avait appelé les gendarmes. L’homme dont elle partage la vie depuis un an s’était montré violent à son encontre à l’issue d’une dispute.
Il l’avait bousculée et fait tomber à terre alors qu’elle voulait l’empêcher de quitter leur appartement. « Une dispute, c’est normal dans un couple, mais ce qui ne l’est pas, c’est qu’elle dégénère ainsi », souligne la juge.
La compagne du prévenu est présente. Elle ne souhaite pas se constituer partie civile et indique que, depuis les faits et l’intervention des gendarmes, tout se passe bien dans le couple.
Déjà plusieurs fois condamné
La juge rappelle le contexte un peu particulier de cette affaire.
En effet, quand ils sont intervenus, les gendarmes se sont aperçus que l’homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt prononcé par un juge du tribunal de Caen, dans le Calvados. Il n’avait pas respecté les obligations d’un contrôle judiciaire prononcé à l’occasion d’une précédente condamnation.
Car l’homme a déjà été plusieurs fois condamné, et notamment les deux dernières fois pour des violences sur des précédentes compagnes.
C’en est trop pour la procureure de la République. Malgré la volonté du couple de rester ensemble, elle requiert une peine de 8 mois de prison ferme : « Au moment des faits, vous étiez sous sursis probatoire, c’est la troisième fois que vous comparaissez pour des violences sur une compagne. Ce n’est pas acceptable. Et nous ne pouvons pas envisager d’aménagement de peine puisque vous vivez au domicile de Madame ».
Il demande la clémence du tribunal
L’homme, qui est âgé de 38 ans, implore la clémence du tribunal :
Je me réinsère du mieux que je peux. J’ai du travail et je suis suivi par un spécialiste par rapport à ma consommation de cannabis. Dans notre couple, tout va bien. Cette histoire a constitué un déclic. Certes, il y a encore quelques disputes, mais cela n’a rien à voir.
À la juge qui lui fait remarquer que son casier judiciaire commence à être bien garni, il explique qu’une impulsivité certaine et un manque de réflexion n’y sont pas étrangers.
Cela amène sans doute la magistrate à se montrer à la fois prudente et sévère. Elle prononce une peine de 6 mois de prison fermes, au grand désarroi de la compagne du prévenu.
C’est un juge d’application des peines qui pourra prononcer un éventuel aménagement.
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