Un homme de 25 ans a été interpellé samedi 25 avril 2026 pour un vol dans un hypermarché puis des menaces et violences contre les policiers venus l’interpeller à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Les faits se sont déroulés au sein du magasin Auchan Océanis, vers 16 h 30.
Alertée par le personnel, une patrouille s’y est rendue pour interpeller cet individu qui venait de passer la caisse sans payer deux bouteilles de whisky.
Il est ivre, plus de 2 grammes d’alcool dans le sang, et accueille les trois agents par une première bordée d’injures.
Alors qu’ils tentent de lui passer les menottes, cet habitant de Saint-Nazaire distribue les coups de pied pour échapper à son interpellation.
Des crachats au visage
« Il va leur cracher dessus à plusieurs reprises au visage, à tel point qu’ils vont devoir porter un masque. C’est quand même particulièrement désagréable », relève la procureure.
À 25 ans, le jeune homme a déjà un lourd passé judiciaire, entre violences, vols ou exhibition, toujours ou presque sous emprise.
En récidive, il est porteur d’un bracelet électronique depuis deux mois suite à un aménagement de peine dans une affaire de vol de voiture.
« Je n’ai rien contre l’uniforme. Le problème, c’est moi et mes addictions. Mais je sais que c’est une circonstance aggravante. Je ne me cache pas derrière la bouteille », explique-t-il mercredi 29 avril 2026 lors de son procès en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire.
« Radié » des Chantiers à cause de l’alcool
Dépendant depuis l’âge de 17 ans, il a déjà effectué plusieurs cures, et devait en commencer une autre au mois de mai 2026.
La vie professionnelle de ce célibataire est lourdement impactée, en 2025 il a ainsi été « radié » des Chantiers de l’Atlantique en raison de son penchant pour la bouteille.
« J’ai vraiment envie de m’en sortir. J’ai 25 ans, je devrais avoir une maison une famille. »
« Il a fait des efforts, c’est indéniable. Mais se sachant violent quand il a bu, c’est à lui de prendre toutes les précautions », nuance la représentante du parquet.
« C’est un vrai malade alcoolique mais il reconnaît ses difficultés et ne se cherche pas d’excuses », assure pour la défense Me Eve Poterie, qui demande la « clémence » des juges.
Le tribunal l’a condamné à 8 mois de prison ferme, avec maintien en détention.
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