À Marseille, une jeune policière d’une vingtaine d’années est soupçonnée d’avoir vendu des milliers de fichiers confidentiels au grand banditisme. Mise en examen en septembre 2025, elle a été placée trois mois en détention provisoire avant d’être libérée sous contrôle judiciaire.
À Marseille, une policière d’une vingtaine d’années a trahi le secret de sa fonction et compromis le travail de ses collègues. Elle vendait des données confidentielles extraites des fichiers de police au profit du grand banditisme, révèle Franceinfo ce jeudi 26 mars. La policière bradait ses informations pour 15 euros la fiche, contre 50 à 100 euros sur le marché habituel. En quatre mois seulement, entre mai et septembre 2025, elle aurait empoché au moins 10 000 euros via un compte PayPal.
Identités de personnes recherchées, antécédents judiciaires, signalements de véhicules volés…
L’ampleur de la fuite est considérable. Selon le parquet de Paris, qui chapeaute l’enquête, plus de 5 000 fiches ont été consultées, même si toutes n’ont pas été revendues. Ce qui rend les faits d’autant plus accablants, c’est que la suspecte était affectée à l’accueil du public et au recueil des plaintes, elle n’avait aucune raison de multiplier ce type de recherches. Elle partageait les identités de personnes recherchées, les antécédents judiciaires, les signalements de véhicules volés. La mise en cause filmait avec son téléphone l’appareil professionnel des forces de l’ordre donnant accès aux fichiers sensibles, puis transmettait les vidéos à un intermédiaire via Telegram.
Les dégâts sont lourds. En revendant les informations à des criminels impliqués dans des trafics de drogue internationaux, des tentatives de meurtre ou des affaires d’armes, l’intermédiaire a sabordé au moins une dizaine d’opérations judiciaires à travers toute la France. Mise en examen en septembre 2025, elle est aussitôt interdite d’exercer et placée en détention provisoire pendant trois mois, avant d’être libérée sous contrôle judiciaire.








