Dans la nuit du 21 février dernier, le jeune prévenu a multiplié les délits pour tenter d’échapper aux policiers de la brigade anticriminalité de Nîmes. Après un premier renvoi, le dossier a été jugé ce lundi 23 mars par le tribunal correctionnel de Nîmes. Le chauffard a écopé de 18 mois de prison avec l’annulation de son permis de conduire.
Un jeune homme âgé de 26 ans, bien intégré, brillant élève, mais qui a visiblement un problème en matière de conduite. Malgré son jeune âge, il avait déjà été condamné à deux reprises pour des infractions routières, dont une particulièrement grave, puisque le garçon a été condamné pour homicide involontaire. Des peines assorties de sursis qui, manifestement, ne lui ont pas servi de leçon.
20 minutes de course-poursuite
Ce lundi 23 mars, c’est en effet dans le cadre d’un nouveau délit qu’il a été jugé devant le tribunal correctionnel de Nîmes, après un premier renvoi de l’affaire. Et cette fois, s’il n’y a pas eu de drame, les risques qu’a pris le prévenu sont considérables.
Dans la nuit du 21 février dernier, après une soirée arrosée entre amis, le jeune conducteur a pris la voiture pour rentrer chez ses parents. Sur son chemin, il croise une patrouille de policiers de la brigade anticriminalité (Bac) de Nîmes. Sauf qu’il refuse de s’arrêter. Commence alors une course-poursuite de près de 20 minutes. Sens interdit, vitesse excessive, course sur l’autoroute, le conducteur récalcitrant multiplie les infractions.
Même après le déploiement de dispositifs « stop stick », qui crève trois de ses pneus, le chauffard poursuit sa route. Il est finalement bloqué par un barrage policier à proximité du tri postal de Saint-Césaire. Lors de son interpellation, il est contrôlé avec un taux d’alcool de 0,58 mg par litre d’air expiré.
La défense souligne l’impact psychologique de la détention pour son client
Lors de l’audience, ce lundi, le jeune homme ne faisait pas le fier. Surtout quand la procureure a requis 24 mois de prison ferme, avec révocation de son précédent sursis (6 mois), soit une peine totale de 30 mois et un maintien en détention.
Son avocat, Me Geoffrey Piton, plaide alors pour une sanction assortie d’un sursis, soulignant le traumatisme vécu par son client depuis son placement en détention provisoire. « Il ne sort pas en promenade, il est isolé. Dans la cellule, lors de sa précédente présentation devant le tribunal, les policiers ont dû intervenir car ses codétenus s’en prenaient à lui », explique-t-il.
Un argumentaire qui ne convainc cependant pas le tribunal. Après délibéré, le conducteur est condamné à une peine de 18 mois de prison ferme, avec révocation du sursis, et une annulation de son permis de conduire pendant un an.





