la rixe dans un restaurant près de Rennes finit au tribunal

admin
Par
admin
5 min de lecture

Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné, jeudi 26 mars 2026, cinq hommes, de 19 à 55 ans, qui avaient pris part à une bagarre générale au Bistrot vernois, à Vern-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine), laissant l’établissement dans un véritable « chaos ». À la barre, les prévenus ont eu du mal à retracer le fil des événements.

Un apéro qui dégénère

Pour rappel, le 11 novembre 2025, une scène de violence avait éclaté au sein de ce restaurant situé sur la route de Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Arrivés sur place, les gendarmes avaient découvert un établissement mis sens dessus dessous, les bouteilles et les carafes ayant été détruites.

Un jeune homme était par ailleurs « grièvement blessé au visage » : Oday, 18 ans à l’époque, avait même « perdu plusieurs dents ».

Ce jour-là, il s’était installé seul au bar pour « boire une ou deux bières ». Essayant de « socialiser », ce jeune d’origine syrienne avait manifestement « importuné » trois routiers qui étaient attablés à côté pour un « apéro » qui avait commencé « le midi ». Tous étaient « en repos » en ce jour férié.

La situation avait donc rapidement dégénéré et le patron de l’établissement avait souhaité mettre Oday dehors, alors qu’il n’avait « pas fini » son verre. Le jeune homme avait refusé et avait « frappé » le patron de l’établissement… Il avait ensuite « appelé sa famille au secours » et son père était intervenu armé d’une « barre de fer ».

Une bagarre générale à « coups de carafe » et « lancers de bouteilles » s’en était suivie à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement. Le patron du restaurant routier avait fini par « se réfugier dans les toilettes » après avoir reçu « un coup de carafe lui ayant ouvert le crâne », a d’ailleurs rappelé son avocate, Me Noémie Charton.

« Personne n’a frappé personne, par contre tout le monde est blessé »

La scène ne s’était finalement arrêtée « qu’avec l’intervention des gendarmes », a-t-il été relaté à l’audience.

Les trois routiers âgés de 30 à 55 ans, Oday et son père Yasser, avaient donc tous été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Rennes pour répondre de ces faits, à la fois en tant qu’auteurs et victimes.

« Je ne me souviens pas », ont régulièrement répété les trois professionnels de la route, très alcoolisés au regard des dépistages effectués « dix heures après », alors qu’ils étaient placés en garde à vue.

Les versions données à la barre par le père et le fils n’ont pas davantage permis d’éclairer le tribunal, puisque leurs déclarations n’étaient même pas conformes à leur première audition.

« Personne ne se rappelle de rien, personne n’a frappé personne, par contre tout le monde est blessé », s’est agacé la présidente du tribunal correctionnel de Rennes.

Le gérant de l’établissement avait dû débourser 720 euros pour faire intervenir une entreprise afin de nettoyer « l’alcool et le sang » qui jonchaient le sol de son restaurant.

Jusqu’à huit mois de prison

« Ce dossier, c’est l’archétype de ce qu’on redoute quand on est à la permanence » au parquet, a fait savoir la procureure de la République.

« Les violences réciproques impliquent souvent beaucoup de personnes, d’alcool, les souvenirs sont confus et il y a peu de reconnaissance des faits. » La magistrate avait en conséquence requis des peines de quatre à huit mois de prison avec sursis.

Les trois routiers ont été condamnés à huit mois de prison avec sursis. Le jeune Oday a écopé de quatre mois de prison avec sursis et son père de huit mois de prison avec sursis.

Tous deux ont interdiction de paraître au Bistrot vernois pendant trois ans et d’entrer en contact avec le patron pendant la même durée.

CB et RB (PressPepper)

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr