À deux semaines Journées romaines de Nîmes, l’entraînement des légionnaires de Lorica Romana privilégie "l’esprit de corps"

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Au bord du Gardon, à Comps, samedi 11 avril, une partie des membres des troupes Lorica Romana et de la légion VI Victrix d’Arles ont réalisé leur dernier entraînement avant le spectacle historique des Journées romaines du 24 au 26 avril à Nîmes.

Ce samedi 11 avril, les cris, les rires et les mots en latin rythment la matinée le long du Gardon, à Comps, sur un terrain fleuri où les pollens volent au-dessus des membres des troupes Lorica Romana et de la Légion VI Victrix. Le sérieux reprend vite le dessus car il s’agit du dernier entraînement avant le spectacle historique « Spartacus, l’esclave qui défia Rome » qui sera joué dans les arènes de Nîmes dans le cadre des Journées romaines du 24 au 26 avril.

Sur le pré municipal, plusieurs dizaines de joueurs s’affrontent dans un match qui ressemble étrangement au rugby. Il s’agit de l’harpastum, jeu de balle romain qui permet de travailler la cohésion des légionnaires. Là, ce sont les gladiateurs qui affrontent les gardes de leur camp d’entraînement avec une balle en cuir rembourrée de paille, parfois de sable et de pierres. Les joueurs doivent l’amener dans le camp opposé. Ce match, le public pourra le voir dans le cadre du spectacle nîmois.

Nouvelle tortue aux Journées romaines

Lorica Romana, troupe compsoise mais qui compte un seul habitant de Comps, son président Rémy Pirosa, a rassemblé ce samedi-là un bon contingent de Nîmois parmi sa soixantaine de membres : « Mais nous avons des adhérents de Brest, Lyon, Draguignan, Paris », souligne l’un des vice-présidents Philippe Ciciarelli. À deux semaines des Journées romaines, l’entraînement a consisté à exécuter quelques manipulations militaires. Celles qui seront visibles au début du spectacle, juste après l’entrée de l’empereur Hadrien qui donnera des jeux dans les arènes pour rappeler l’histoire de Spartacus.

Les spectateurs découvriront une nouvelle tortue formée par les légionnaires romains, une sorte de rampe d’accès qui permettra de se hisser jusqu’à la hauteur de l’empereur en tribune ! Une pratique que maîtrise Lorica Romana qui nécessite une base centrale solide qui permettra à un soldat de marcher sur les boucliers tenus par les légionnaires. Formation défensive, la tortue romaine reste l’une des attractions historiques appréciée par le public nîmois.

Les troupes répètent aussi les scènes de combat. Sur la piste des arènes, la reconstitution est plus que réaliste, jusqu’à, parfois, se faire très mal comme le confie Philippe Ciciarelli : « Là, on répète, mais quand on arrive sur la piste le jour du spectacle devant plus de 10 000 personnes, on sent l’adrénaline. Bien sûr, on fait en sorte de ne pas se taper sur la tête, mais à la moindre erreur, ça peut faire mal. Moi, j’ai eu deux doigts cassés et, si ça ne se voit pas des tribunes, j’ai vu des gars avec des dents cassées, il y a parfois du sang ». D’où l’entraînement pour éviter les problèmes et des stages de combat. Mais il faudra attendre la répétition générale du jeudi 23 avril pour corriger certains détails avec les autres troupes, notamment, venues d’Italie.

« Une immersion totale »

Mais pour les membres de Lorica Romana, ce qui compte, c’est surtout l’esprit de corps, de camaraderie : « Ceux qui viennent ne sont pas des férus d’histoire. Ils veulent s’entraîner pour participer au spectacle. Mais c’est un dixième de notre activité. Notre but, c’est de la reconstitution historique, une immersion totale, vivre comme des Romains. » Le vice-président Philippe Ciciarelli se glisse dans la peau d’un officier sans problème. Ce qui l’a amené, depuis 2007, à lire beaucoup sur l’histoire, à étudier la religion, les rites au temps des Romains. Lors des camps, les reconstituteurs aiment d’ailleurs échanger sur leurs connaissances.

L’occasion d’apprendre que les Gaulois étaient de grands agriculteurs et forgerons. Les Romains se sont beaucoup inspirés d’eux et des troupes ennemies croisées lors des batailles pour améliorer leur équipement militaire, leur protection et armement à l’image du glaive hispanique, de la cote de maille et du casque gaulois.

Les tenues des légionnaires pèsent tout au plus une douzaine de kg, soit guère plus que celles d’aujourd’hui. Les dirigeants de Lorica Romana, qui participeront au grand défilé de la naissance de Rome le 18 avril, y prêtent une attention particulière et, lors d’un même événement comme les Journées romaines, peuvent changer d’habillement selon les époques. L’un des nombreux détails historiques reproduits.

Le spectacle sur Spartacus aura lieu aux arènes de Nîmes vendredi 24 avril à 17 h 30, samedi 25 et dimanche 26 à 15 h 30. Tarifs de 5 à 67 €. Réservations sur arenes-nimes.com.

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