Au Rugby club nîmois, Samuel Nouchi est venu avec sa philosophie

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Nationale 2 / Poule 2 / Match en retard de la 5e journée, à Auch. Le nouveau directeur du rugby du RCN vient pour ''le projet humain''.

À Nîmes, Samuel Nouchi a trouvé bien plus qu’un simple poste. Nommé directeur du rugby du RCN, l’ancien joueur revendique une approche profondément humaine de son sport, fidèle à un parcours façonné par les rencontres et les valeurs.  »Ce qui m’a plu ici, c’est avant tout le projet humain », confie-t-il, avec cette sincérité qui semble guider chacune de ses décisions.

Champion de France avec Biarritz en 2002

Formé à Mandelieu puis à Toulon, passé par plusieurs clubs de haut niveau, dont Biarritz avec lequel il fut sacré champion de France en 2002, mais aussi Agen, Montpellier ou Béziers, il n’a jamais envisagé sa carrière comme une succession d’étapes planifiées. Bien au contraire :  »J’ai découvert le rugby vers 15 ans. J’y ai tout de suite été marqué par la camaraderie et le plaisir d’être ensemble. »

Une philosophie qui ne l’a jamais quittée, y compris après avoir raccroché les crampons en 2010. Il s’éloigne alors temporairement du milieu, une pause nécessaire :  »J’avais besoin de prendre du recul. Mais ça m’a vite manqué. » Une passion entretenue aussi en famille : ses fils, Aurélien qui a joué au PUC, Lucas, aujourd’hui au RC Nîmois, et Lenny, capitaine de Montpellier et international français, baignent dans cet univers.  »À la maison, le rugby a une place centrale. Mais avec eux, j’ai d’abord été un père. »

Cette passion familiale renforce cependant chez lui son attachement à la transmission.  »J’ai toujours voulu donner ce que j’avais reçu », explique-t-il. Une vision en parfaite adéquation avec les ambitions du RCN.  »Ici, il y a une identité forte. On ne cherche pas à brûler les étapes. Il y a une vraie volonté de construire sur des bases solides, et ça me correspond totalement. »

En duo, lui axé sur l’attaque, Guillaume Aguilar sur la défense

Aux côtés de Guillaume Aguilar, avec qui il forme un duo complémentaire, le travail s’inscrit dans un échange constant.  »On fonctionne beaucoup à deux. Il est davantage axé sur l’attaque, moi sur la défense, mais tout se décide ensemble. »

Une collaboration essentielle pour poser les fondations d’un projet cohérent. Sur le terrain, les premiers effets se font déjà sentir.  »On a simplifié certaines choses, donné plus de repères aux joueurs. L’idée n’est pas de tout révolutionner, mais d’apporter de la clarté. »

Le groupe, lui, répond présent. Mais pour Nouchi, 50ans, le chantier reste vaste. Discipline, conquête, organisation : tous les secteurs sont concernés par cette volonté d’amélioration continue. À l’approche de la fin de saison, l’ancien joueur refuse de se fixer des objectifs chiffrés.

Le RCN avance match par match, dans une position de chasseur

 »On avance match après match, dans une position de chasseur. Le plus important, c’est de ne rien regretter. » Une ligne directrice claire, centrée sur l’engagement et l’état d’esprit. En parallèle, le club anticipe déjà l’avenir, notamment sur le recrutement.

 »On veut apporter de l’expérience, tout en continuant à faire confiance aux jeunes. L’idée est de créer une concurrence saine pour tirer tout le monde vers le haut. »
Lucide sur les exigences du haut niveau, Samuel Nouchi n’en oublie jamais l’essentiel.  »Le rugby reste avant tout une aventure humaine. Si l’on construit un groupe solide, avec des valeurs fortes, les résultats suivront. »

Pour Nîmes, le sprint final est lancé

LE MATCH – Pour espérer décrocher une qualification en phase finale, les coéquipiers du capitaine Barnerias devront remporter ''trois de leurs quatre dernières rencontres''. C’est en tout cas ce que pense leur directeur sportif Samuel Nouchi. ''Un véritable Everest'' assumé comme tel.

L’ascension débute dès ce samedi sur la pelouse d’Auch. Un symbole fort pour les Nîmois, en mission pour aller chercher leur billet. ''On est dos au mur et on a surtout hâte de retrouver les terrains et la compétition'', confie le capitaine Barnerias, lui aussi déterminé.

''On ne peut plus se cacher'', insiste le leader nîmois. Dans cette position de chasseur, chaque match devient décisif. Plus qu’un objectif, c’est un état d’esprit qui devra porter le groupe.

Ce samedi à 17 heures, au stade Jacques-Fouroux, Auch (5e, 54 pts) reçoit Nîmes (6e, 52 pts).

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