"Cette élection me touche profondément" : Robert Ménard réélu président de l’Agglo Béziers Méditerranée

admin
Par
admin
7 min de lecture

Ce mardi 7 avril, à Zinga Zanga, le nouveau conseil communautaire de l’Agglo Béziers Méditerranée a été installé. Sans surprise, le maire de Béziers, unique candidat à la présidence, y a été réélu. Il a ensuite soumis au vote vice-présidences et délégations. Pour une assemblée dont l’exécutif a été largement renouvelé.

Sans aucune surprise, Robert Ménard a été réélu à la présidence de l’Agglo Béziers Méditerranée, ce mardi 7 avril, à Zinga Zanga, avec 39 voix (15 blancs). Il était le seul candidat. Sa large victoire aux municipales lui avait assuré 24 sièges au sein de l’assemblée communautaire : nul doute que ce chiffre a éteint toutes velléités…

Le suspense, s’il y en avait, résidait davantage dans l’attribution des vice-présidences, selon les choix opérés par le président et soumis au vote, tout cela ayant été négocié au préalable. Trois anciens (Christophe Pastor, Claude Allingri et Bertrand Gelly) ont été renouvelés et promus à de nouvelles délégations. Au-delà, on peut dire que l’exécutif a été renouvelé et féminisé.

Robert Ménard : « Cette élection me touche profondément »

Une fois élu, Robert Ménard a dit son émotion : "Cette élection me touche profondément. Chaque fois, je vis ces moments pleinement. Je pense à mes parents, qui auraient été, juste, fiers de leur fils." Plus tôt, en préambule, il avait rappelé sa conception de l’Agglo et le travail déjà accompli lors des six dernières années : "Le président n’est pas un super maire, il est le porte-parole d’une majorité de maires […] Le rôle de l’Agglo, c’est d’abord d’aider les communes." Et de détailler les différents fonds de solidarité en place… "Je souhaite une Agglo efficace", a-t-il enchaîné. Avant de répondre à la question : "Pourquoi tout le monde ne siège pas comme vice-président ? Parce que quand on a perdu, on a perdu. Je ne me vois pas associer les gens que nous avons battus dans l’exécutif."

Les nouveaux maires de l’Agglo, fraîchement élus (Fabrice Garnier, Anne-Marie Ferrandez, Aurélie Pace, Olivier Palanque, Michel Sanchez et Virginie Burais-Taïx), ont tous accepté une vice-présidence. L’adjointe et épouse de Robert Ménard, Emmanuelle Ménard, intègre elle aussi le bureau en tant que conseillère communautaire déléguée (tout comme Elisabeth Pissarro).

Robert Gély et Gérard Abella punis

Premier et deuxième vice-présidents sous la précédente mandature, Robert Gély et Gérard Abella ont, eux, été écartés de toute responsabilité. Ils sortent, de fait, de l’exécutif et des instances décisionnaires.

Une forme de punition pour le maire de Lieuran-lès-Béziers et celui de Boujan-sur-Libron qui n’ont pas soutenu Robert Ménard lors de la « crise » du conseil d’administration de l’OPH et qui s’étaient rapprochés du député RN et candidat aux élections municipales à Béziers, Julien Gabarron.

Daniel Ballester rejoint l’exécutif

Daniel Ballester, le maire de Valras-Plage, avait, quant à lui, exprimé son envie de rejoindre l’exécutif, après six années en dehors des commissions et autres réunions où sont évoqués les dossiers. Il a décroché la 5e vice-présidence.

Les 10 vice-présidents

Christophe Pastor, maire d’Alignan-du-Vent, est 1er vice-président délégué aux finances, marchés publics, aux affaires juridiques et à la mutualisation.

Claude Allingri, maire de Montblanc, est 2e vice-président, délégué aux transports.

Bertrand Gelly, maire de Corneilhan, est 3e vice-président délégué à la viticulture et au sport.

Fabrice Garnier, maire de Servian, 4e vice-président délégué à l’économie, au commerce, à l’artisanat et à l’emploi.

Daniel Ballester, maire de Valras-Plage, 5e vice-président délégué à l’habitat, le renouvellement urbain, la gestion des ports, le pluvial et la Gemapi.

Aurélie Pace, maire de Villeneuve-lès-Béziers, 6e vice-présidente, déléguée à la culture, à la sécurité et aux gens du voyage.

Anne-Marie Ferrandez, maire de Lignan-sur-Orb, 7e vice-présidente déléguée à l’eau et l’assainissement.

Olivier Palanque, maire de Cers, 8e vice-président délégué à l’aménagement du territoire, à la gestion des bâtiments, à la cohésion sociale et à la politique de la ville.

Michel Sanchez, maire de Bassan, 9e vice-président, délégué à l’enseignement supérieur, à la formation et au très haut débit.

Virginie Burais-Taïx, maire de Coulobres, 10e vice-présidente, déléguée à l’écologie.

Emmanuelle Ménard, adjointe au maire de Béziers, conseillère membre du bureau communautaire, déléguée à la collecte et au traitement des déchets.

Elisabeth Pissarro, adjointe au maire de Béziers, conseillère membre du bureau communautaire déléguée au développement touristique.

À la différence de Frédéric Lacas. Le maire de Sérignan, malgré ses appels à l’union, n’a pas trouvé grâce aux yeux du président Ménard. La procédure qu’il a intentée devant le tribunal administratif de Montpellier contre le Programme local de l’habitat 2025-2030 (document qui répartit le foncier dédié au logement pour les 17 communes de l’Agglo) est mal passée…

Quoi qu’il en soit, ce mardi soir, chaque vice-président a endossé son rôle, prêt à avancer pour le territoire. Cependant, six communes ne participeront pas aux choix pour l’avenir de celui-ci (lire ci-dessous). De nouvelles voix devraient se faire entendre. Sauront-elles s’imposer ? Et faire de cette assemblée un véritable lieu de débat ? En tous cas, pas un discours dissonnant n’est venu bousculer cette séance d’installation.

Seul Frédéric Lacas qualifiait, en aparté, cette soirée de « mascarade » et dénonçait un « déni de suffrage universel » concernant les communes exclues du bureau.

Une opposition en rangs dispersés

L’opposition est constituée de forces totalement disparates. Ce qui laisse peu de perspectives pour la constitution d’un groupe ou d’un rassemblement afin de faire entendre une voix. Elle est en effet composée, d’abord, des opposants municipaux à Robert Ménard : à savoir Thierry Mathieu, sa colistière Catherine Vandroy et le député RN Julien Gabarron (ce dernier était absent ce mardi soir, représenté par Robert Gély). Le maire de Sauvian, Bernard Auriol, y retrouve sa place, aux côtés de Christophe Llop (le maire d’Espondeilhan), de Michel Loup (Valros) et de Frédéric Lacas (Sérignan). Ce dernier avait pourtant tendu la main à Robert Ménard et annoncé son souhait de voir un exécutif uni. Il n’en sera rien. Ces élus seront rejoints par Gérard Abella (Boujan) et Robert Gély (Lieuran). Six maires ne seront donc pas représentés dans l’exécutif.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr