L’humoriste Christophe Alévêque jouera son spectacle Revue de presse, mercredi 25 mars 2026, à 20 h 30 à Marvejols ; jeudi 26 mars, à Saint-Chély-d’Apcher ; vendredi 27 mars, à Langogne.
« L’actualité est souvent violente, vulgaire, grossière, trash… J’essaie d’être à la hauteur. » Tel est le credo de Christophe Alévêque, humoriste et chroniqueur révélé en 1994, dans son spectacle coup de poing Revue de presse qu’il jouera à trois reprises en Lozère (Marvejols, Saint-Chély-d’Apcher et Langogne) dès ce mercredi 25 mars 2026.
Le concept ? Rebondir sur l’actualité par le biais d’un humour lucide, sans censure ni autocensure. « Certaines personnes viennent pour se tenir au courant de ce qui se passe. » Les infos modernes ? « Oui, mais vues en toute liberté. Je ne suis ni un politique, ni un journaliste… Je suis un homme libre », soutient-il.
Une thérapie collective
Ce spectacle, Christophe Alévêque le joue depuis 2014, partout en France. « Ce n’est jamais le même spectacle. Il est renouvelé en permanence. Revue de presse, ce sont trois nouveaux spectacles par an. » L’humoriste qualifie ce changement constant comme « un vrai challenge, un exercice assez exigeant. Il faut faire rire avec le pire ».
Ce qu’il évoque en ce moment ? « Surtout l’international. À côté de ce qui s’y passe, nos petits problèmes nous paraissent ridicules. Depuis que je fais des Revue [s] de presse, je n’ai jamais connu une époque comme celle-ci », aussi anxiogène, où il n’y a que des mauvaises nouvelles, indique celui qui veut rire de tout. Au fur et à mesure des années, le spectacle est devenu une thérapie collective. Je sens le besoin des gens de se libérer. Jamais je n’ai entendu le public rire autant. C’est un rire quasi maladif. Les spectateurs se réapproprient un vrai espace de liberté, car j’utilise la liberté d’expression sans aucune limite. »
Le public n’a pas de limite
Pour cela, le comédien opte pour l’improvisation. « J’ai des notes, après lesquelles je mets trois petits points. Je lance un sujet et je ne sais pas moi-même ce que je vais dire. Ça m’empêche de me censurer. Je me lance dans le vide, sur un fil, en équilibre. Le public en est conscient et joue le jeu avec moi. D’ailleurs, sur scène, c’est le public qui fixe les limites, ajoute-t-il. Moi, je le suis. Et il n’en a pas ! »
Sur scène, un amoncellement de journaux, de notes, de feuilles volantes. Et au milieu : Alévêque. Il fouille, découpe, décortique. Il attaque les grands sujets comme les petites absurdités du quotidien. Politique, médias, pouvoir, manipulations, hypocrisies contemporaines : tout passe à la moulinette.
Ce que Christophe Alévêque revendique, aussi, c’est le fait de prendre son temps. « Maintenant, une info en chasse un autre. Il n’y a jamais de résolution. Donc généralement, je reviens sur des sujets qui datent un peu, de trois ou quatre mois, pour permettre aux gens une réflexion, car le présent nous bouffe. » Son spectacle est un vaste délire… mais un délire qui pense.








