Pause stratégique pour Salagou en scène. À Clermont-l’Hérault, les organisateurs assument une année sans festival en 2026, mais préparent activement la suite avec un tremplin musical et un retour annoncé en 2027.
Elle a chaleureusement remercié tous les partenaires, privés et publics, d’avoir contribué à faire de Salagou en scène, « l’événement culturel majeur du Cœur d’Hérault ». Vendredi soir, à l’Orangeraie du Mas Aubrilha, à Clermont, Alexandra Boccadifuoco, présidente du festival a présenté de bilan de l’année 2025 et les grandes lignes de l’avenir du rendez-vous musical des rives du Salagou. « Même si, cette année, le festival est en pause, les partenaires ont continué à répondre présent. Cela va nous permettre d’arriver hyperserein en 2027 car nous avions besoin de nous restructurer mais aussi de finir d’éponger les quelques factures qui restent à régler. On repartira sur de très bonnes bases », promet-elle. « En participant au festival, vous participez au rayonnement du territoire » ajoutait-elle, remerciant aussi, notamment « la ville de Clermont qui a été un levier important pour l’évolution du festival » et « L’état est aussi partenaire du festival depuis 2019, c’est une grande fierté ». Et si plusieurs élus clermontais* n’avaient pu se libérer pour l’occasion, Jérôme Vallat, maire du Bosc, était quant à lui bien présent. « Je suis heureuse qu’il soit là. J’ai envie de créer un trait d’union entre ce côté de Lodève et le Clermontais. Ce serait merveilleux que ce festival puisse rassembler les trois com coms… », anticipe-t-elle.
Un tremplin programmé
Point d’année blanche cette année, même si le festival appuie sur pause. Car Le tremplin « jeunes talents », prévu le 7 juin, répond à la volonté du festival de proposer une contrepartie aux partenaires. « C’est grâce à eux, que nous avons eu l’idée de ce moment. Cela répond à un besoin d’accompagnement artistique pour les jeunes talents. Le tremplin constitue une passerelle pour repérer et valoriser de jeunes talents. Cela permet e renforcer les écosystèmes artistiques locaux, d’accroître la diversité du patrimoine musical régional. » Pressenti comme artiste phare du jury Mickaël Jones, ne sera finalement pas de la partie, en raison d’un concert programmé à l’étranger. Cali pourrait joliment pallier cette défection et l’école de musique, le Sonambule et le Sillon devraient être dans la boucle, de même que Midi Libre qui, partenaire du tremplin, proposera son coup de cœur.
Un festival, le lac : « Une équation rêvée »
Nouvel adjoint à la culture de la ville centre, Georges Belart souhaitait quant à lui « dire combien Salagou en scène compte pour Clermont et l’ensemble de notre territoire. Votre engagement ainsi que celui des bénévoles est remarquable. Vous faites de ce festival un moment suspendu où la culture se mêle à l’espace majestueux du Grand Site ». « On parle souvent d’œnotourisme, mais on peut aussi parler de tourisme culturel. Si vous arrivez à donner une belle impulsion au festival, ce sera aussi positif d’un point de vue économique pour les partenaires, cette initiative crée de l’économie », analysait la conseillère régionale, Myriam Gairaud. « Depuis que nous sommes au bord du lac, la fréquentation a explosé. La jonction de la musique avec ce site exceptionnel, c’est l’équation rêvée », concluait Alexandra Boccadifuoco.











