"Dans la vie d’un photographe, on dit souvent qu’à la sortie, il ne reste que dix photos…" : le Biterrois Jean-Claude Martinez publie "Amour océanique"

admin
Par
admin
5 min de lecture

Le photographe biterrois revient à son travail humain et incarné en publiant un nouveau livre, "Amour océanique", un recueil de clichés en noir et blanc, vivants et émouvants, sur les liens entre les enfants et leurs parents. Des photos personnelles, prises aux quatre coins du monde, depuis la fin des années 90 à aujourd’hui.

Depuis des mois, le photographe biterrois Jean-Claude Martinez travaille sur la Via Domitia, cette voie romaine dont il explore les vestiges sur divers tronçons. « Je me suis engouffré », concède-t-il. Il est ainsi, et même, devenu un photographe référent sur ce créneau singulier du patrimoine romain. De la pierre ancienne, qu’il s’attache toujours à réveiller dans ses clichés en noir et blanc, traversés par les vivants.

Car il n’en a pas oublié ce pourquoi il a choisi ce métier : « Mon travail photographique, c’est de la relation aux personnes. Et j’ai souhaité revenir à ça : une approche plus sociale. » C’est ainsi qu’il a sélectionné une série d’images personnelles, prises dans le monde entier, Brésil, Mexique, Espagne, Italie, Roumanie, France… dès la fin des années 90, autour « des relations qui se nouent entre enfants et parents. » Des photos fortes, toujours en noir et blanc, pour incarner un « Amour océanique », c’est le titre du livre qu’il vient ainsi de publier chez Suerte, sa propre maison d’édition. « Océanique car infini », précise-t-il. Des mots sensibles, poétiques parfois, accompagnent d’ailleurs les images et ils sont signés de la journaliste Patricia Guipponi. Le livre se décline en trois parties distinctes, « Peau à peau », « Paume ouverte » et « L’Envol »…

Pèlerinage du Rocio en Andalousie en 2014

Mais alors pourquoi ce thème ? « Dans la vie d’un photographe, on dit souvent qu’à la sortie, il ne reste que dix photos… » Parmi celles de Jean-Claude Martinez, figurera sans nul doute une image consacrée au pèlerinage du Rocio, en Andalousie, prise en 2014. Ou plus près du cortège, presqu’à l’intérieur de celui-ci, on y voit, les pieds dans l’eau, un enfant avançant, main dans la main de deux belles Andalouses… L’une d’elles, la maman, décédera peu de temps après. Et il sera sollicité pour offrir le cliché à la famille. Une histoire était née. Le point de départ pour la construction de cette série qui nous parle de transmission. Papa de deux filles, Jean-Claude Martinez y a d’ailleurs glissé des photos touchantes de celles-ci…

Et à noter que le travail sur le pèlerinage de Rocio sera exposé en grands formats, cet été, dans la ville de Brioude, en Auvergne, à l’occasion du festival photo dont il est l’invité d’honneur. Plus près du Biterrois, le livre « Amour océanique » est disponible dans les librairies Clareton des sources et au Chameau malin, à Béziers. Il sera aussi présenté lors de la Comédie du livre à Montpellier, à partir du 15 mai.

« Amour océanique » est son 14e livre. 25 €. Dédicaces à la librairie Briethaupt à Carcassonne le 18 avril ; au salon du livre qui se déroule au caveau Saint-Georges-d’Ibry à Abeilhan les 25 et 26 avril ; à la librairie La pluie d’été à Mèze le 2 mai ; à la librairie Cajelice à Perpignan le 9 mai ; au Dôme à Montpellier le 15 mai ; et à la librairie Clareton des sources à Béziers le 16 mai.

De nombreux travaux en lien avec le patrimoine romain

Le travail engagé par Jean-Claude Martinez autour de la Via Domitia le conduit, après une exposition au musée Narbo Via, au musée gallo-romain de Sisteron à partir du 4 avril. Il s’agit, cette fois, de donner à voir un autre tronçon de la voie romaine, celui compris entre Tarascon et le col de Montgenèvre.
Le photographe biterrois travaille aussi sur le site archéologique de Ruscino dans les Pyrénées-Orientales, dans le prolongement de la Via Augusta. Cet été, il y exposera de nombreuses photos en noir et blanc, issues de son livre L’extraordinaire aventure de la Via Domitia. D’ailleurs, dans le cadre d’un programme européen, l’Escat (qui s’attache à valoriser la zone frontalière Espagne-France-Andorre), est missionné pour compléter cette exploration des voies romaines en pays catalan, sur le Via Augusta.
Pour le musée Lugdunum à Lyon, il va aussi engager un travail sur l’usage que font les habitants du site lui-même. Ce nouvel accrochage est prévu à partir d’octobre prochain et jusqu’à début 2027. Les visiteurs pourront découvrir ses clichés en grands formats disséminés dans divers espaces du musée.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr