L’équipe pédagogique de l’école élémentaire Jules-Ferry de Bagnols-sur-Cèze a organisé une manifestation mardi 31 mars en fin de matinée. Le cortège, également composé d’élèves et de leurs parents, s’est rendu devant les bureaux de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale
La mobilisation ne faiblit pas. Le groupe élémentaire Jules-Ferry de Bagnols-sur-Cèze s’est mobilisé mardi 31 mars en fin de matinée, jour de grève à l’Éducation nationale. C’est la troisième action en quelques jours, après les rassemblements du jeudi 26 et vendredi 27 mars. Et à l’image d’un mécontentement qui ne désemplit pas, les revendications ne bougent pas non plus.
Le corps enseignant demande que toutes les absences de professeurs soient palliées, une hausse des moyens et l’amélioration des conditions d’apprentissage.
Devant les grilles de l’école, à l’heure de sortie des cours du matin, les pancartes se lèvent une nouvelle fois : « Pas de moyens = inégalités », « Retour en REP » ou encore « REP refusée = école pénalisée ». Dans le rassemblement, les discussions tournent autour des inquiétudes et des retours d’expérience.
Une manifestation devant les locaux du DSDEN
« On continue de faire parler de nous car nos demandes et nos difficultés ne sont pas réglées, explique Jessica Zeidour, déléguée syndicale du SNUDI-FO. On veut un retour en REP ou au moins avoir les moyens d’un établissement REP. Ce qui est fait aujourd’hui c’est du saupoudrage. Les parents sont d’accord avec nous.«
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Puis le cortège s’élance vers la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), à deux pas du lycée Albert-Einstein de Bagnols-sur-Cèze. Sous le va-et-vient du soleil, la mobilisation s’étire dans les rues. Aux côtés des professeurs, des parents guident leurs poussettes, quelques enfants marchent aux côtés des adultes tandis que les drapeaux Force Ouvrière flottent au-dessus du groupe.
« Nous voulons plus de moyens pour l’école, pour le bien de nos enfants, insiste Guillaume Baudry, représentant de la FCPE, venu soutenir les enseignants. On sait que les conditions pour enseigner sont déjà compliquées. Et avec les menaces de fermeture de classes, la situation pourrait encore empirer.«
Les réponses de l’Académie de Montpellier
Le parent d’élève se dit « très inquiet » pour les élèves « au vu de la situation de cette école de quartier« . Et si dans le cortège, l’ambiance est joviale et fraternelle, l’inquiétude est présente chez l’ensemble des parents. « Quand on vit dans un quartier comme le nôtre, on sait déjà que c’est difficile de s’en sortir, même en s’accrochant. Alors si, en plus, les enseignants n’ont pas les moyens d’aider les enfants en difficulté, ça devient catastrophique, résume avec un ton grave cette mère de famille. J’ai peur pour l’avenir de mes enfants, qu’ils décrochent.«
De son côté, l’Académie de Montpellier avait publié des réponses le 27 mars. « Les services académiques assurent la continuité des apprentissages à l’école Jules-Ferry : 75 % des remplacements sont assurés, avec une couverture de plus de 90 % pour les absences longues. Les absences courtes sont compensées par la répartition des élèves. Le recrutement d’AESH reste prioritaire malgré des difficultés locales. La sécurité est renforcée après des incidents, avec accompagnement des enseignants et suivi par les services compétents.«






