Depuis vendredi 20 mars et son nul à Pau (0-0), le MHSC est en trêve. Une dernière pause dont les Héraultais semblent avoir besoin et qui sera déterminante dans le sprint final lancé le 4 avril par un choc face au leader Troyes.
Vendredi, sur les coups de 23 heures, le bus du Montpellier HSC a quitté le Nouste Camp et la nuit paloise pour reprendre la direction de Grammont. Un dernier trajet qui précède une ultime ligne droite. Son départ sera pris dans deux semaines par un choc face au leader Troyes, samedi 4 avril, jusqu’à l’arrivée le 9 mai, date de la 34e journée. Auparavant, il y a donc cette trêve internationale, ouverte vendredi soir, et ultime pause avant la tempête d’un sprint long de six matches. Ce dont a bien besoin la Paillade, comme l’a montré son match nul dans le Béarn (0-0).
« Pour les joueurs, cette coupure arrive au bon moment », constatait ainsi Zoumana Camara, avant-hier.
En préservant le gain d’un point en infériorité numérique pendant une mi-temps, après l’exclusion de Christopher Jullien (45e + 2), ses hommes lui ont tout de même démontré en avoir encore en réserve. Mais leur déchet, inhabituel en comparaison des dernières sorties, et le très peu d’occasions crées, même à onze contre onze, ont entretenu l’idée d’un essoufflement.
Issoufou ou Pays, les signes d’un essoufflement
Il n’est pas général, à l’image de Théo Chennahi ou Yaël Mouanga, très tranchants sur la pelouse paloise. Mais la baisse de forme d’un Yanis Issoufou, qui doit digérer un statut de titulaire découvert depuis janvier, illustre la nécessité de refaire du jus pour certains.
« J’ai des jeunes joueurs qui ont bien commencé avec de l’énergie, qui sont un peu plus émoussés », a d’ailleurs pointé Camara, sans nommer son ailier gauche de 19 ans. Parce que son cas n’est pas isolé : son pendant à droite, Nicolas Pays, avait éclaboussé la fin de match face à Laval (2-0), une semaine plus tôt. Mais ses fulgurances sont de plus en plus intermittentes. Comme s’il cherchait un second souffle dans sa première saison professionnelle.
Le calendrier de la fin de saison
Après la trêve, le MHSC va disputer au moins six matches : réception de Troyes (4 avril), déplacement à Annecy (10 avril), réception de Grenoble (17 avril), déplacement à Amiens (24 avril), réception de Clermont (2 mai) et enfin déplacement au Red Star (9 mai).
Ensuite, le play-off 1 opposera le 4e et le 5e de L2, le 12 mai ; le play-off 2 suivra entre le vainqueur du play-off 1 et le 3e, le 15 mai. Enfin, le barrage en aller-retour contre le 16e de L1 est programmé les 21 et 24 mai.
Volonté de reposer et importance de « garder le rythme »
« J’en ai besoin moi aussi », a souri son entraîneur. Lequel a décidé d’accorder du repos à ses protégés. Il n’a pas précisé le programme de cette parenthèse mais, en dehors des joueurs en reprise (Savanier, Sishuba…), Julien Laporte et les éléments présents à Pau pourraient retrouver le chemin de l’entraînement jeudi, après cinq jours “off”.
Camara a affirmé y « réfléchir encore », signe que le moment est charnière et délicat, entre volonté de reposer les corps et importance de « garder le rythme ». « On ne peut pas se permettre de laisser une trop longue coupure, parce que ce sont des athlètes, des grosses machines », détaillait encore le technicien.
Cette mécanique de précision est l’affaire du préparateur physique Mickaël Simao, son adjoint Benoît Andrieu mais également le staff médical, en première ligne dans cet instant déterminant de la saison. Qui arrivera très vite. « On a besoin de remettre ça en route rapidement, parce que derrière il y a un sprint à faire », concluait le coach montpelliérain. Le corps en repos mais la tête à l’après. Là où tout va se jouer.
Pas de trêve mais un rêve pour Mbuku
À la différence de la grande majorité de ses partenaires, Nathanaël Mbuku ne profitera pas de la trêve pour souffler. L’ailier ou milieu du MHSC doit rejoindre sa sélection de la RD Congo dans les prochains jours avec un rêve à la clé : décrocher la qualification au Mondial 2026 (11 juin-11 juillet). Le 31 mars prochain, à Guadalajara au Mexique, les Léopards disputeront la finale des barrages intercontinentaux face au vainqueur de Jamaïque – Nouvelle-Calédonie, joué le 26 mars. La RDC (ex-Zaïre) ne s’est plus qualifiée depuis 1974.



