Le jeune détenu de 22 ans a été retrouvé mort dans sa cellule, lors de l’appel de 7 heures, ce samedi 28 mars. Un décès qui a été causé après les nombreux coups qui lui ont été portés. Ses deux codétenus ont été placés en garde à vue, ils devraient être déférés dans les prochains jours.
Mais que s’est-il passé entre les quatre murs de cette cellule, dans la nuit de vendredi à samedi 28 mars ? Ce matin-là, un jeune détenu âgé de 22 ans, qui devait sortir dans l’été, a été retrouvé mort par les surveillants, lors de l’appel de 7 heures.
Une victime martyrisée ?
Un décès qui aurait été causé par les nombreux coups qui lui ont été portés. Des ecchymoses avaient notamment été retrouvées sur le corps du défunt. Et malgré l’intervention rapide des agents pénitentiaires sur place, qui lui ont prodigué un massage cardiaque, le jeune homme n’a malheureusement pas pu être réanimé.
Selon nos informations, cet épisode de violences ne serait cependant pas isolé. Le jeune homme aurait été victime, à plusieurs reprises, de coups de la part de ses deux codétenus. Certaines scènes de sévices auraient même été filmées. Tout ça, dans le but de soutirer de l’argent à ses proches.
Des agissements qui n’auraient toutefois jamais été signalés aux surveillants de la maison d’arrêt, empêchant ainsi l’isolement ou la protection de la victime.
Des gardes à vue prolongées
Quant à ses deux codétenus, leur garde à vue était toujours en cours ce lundi 30 mars. Lors de leur interpellation, ils avaient déclaré ne pas s’être rendu compte du décès de leur compagnon de cellule avant sa découverte par les surveillants de la maison d’arrêt.
Concernant leur profil, la procureure précise que les deux étaient connus pour des faits de violences aggravées. Et l’un d’eux aurait notamment été condamné, en première instance, pour un violent home jacking ayant causé la mort. Âgé de seulement 24 ans, il a écopé de vingt ans de réclusion criminelle pour ces faits-là.
Le second suspect, âgé de 22 ans, purgeait, lui, une peine inférieure à un an et devait être libérable d’ici la fin avril. Enfin, à propos de la victime, si l’on sait qu’elle avait été condamnée à une courte peine, le motif n’a cependant pas été précisé.
« Ce drame n’est pas isolé »
Un drame qui traduit, une fois de plus, selon les syndicats, des risques incontestables de la surpopulation carcérale. « Ce drame n’est pas isolé. Il est la conséquence directe d’une situation devenue intenable et irresponsable, condamne notamment le syndicat Ufap-UNSa Justice dans un communiqué, publié ce lundi. Soyons clairs, si l’administration ou plus largement l’État avait fait respecter la règle de l’encellulement individuel, ce détenu serait probablement encore en vie aujourd’hui. » Et félicite, comme le syndicat FO Justice, le professionnalisme et le sang-froid des agents.
De son côté, le parquet de Nîmes a ouvert une enquête pour meurtre. Les deux mis en cause devraient être déférés dans les prochains jours devant un magistrat.






