Vendredi 20 mars, les pays du Golfe continuent d’être la cible de représailles de Téhéran, qui a pris pour cible leurs infrastructures énergétiques. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois assuré que cette guerre "finira plus tôt que les gens ne le pensent", même si les États-Unis se montrent plus flou sur ce point. Midi Libre revient sur les derniers développements dans la région, au 21e jour du conflit
La guerre au Moyen-Orient embrase la région depuis 21 jours. Ce vendredi 20 mars 2026, l’Iran a renouvelé ses attaques contre les Émirats arabes unis et le Koweït. Les appels à une trêve se font plus pressants, alors que le conflit ravage les populations civiles et fait craindre une crise économique mondiale. Le point au 21e jour du conflit.
Attaques de missiles et drones dans le Golfe
Les Émirats arabes unis et le Koweït ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles, dans des communiqués, tandis que l’Arabie saoudite a annoncé que six drones avaient été « interceptés et détruits ».
Au Koweït, cette attaque a provoqué un incendie dans une raffinerie Mina Al-Ahmadi de la compagnie pétrolière nationale du Koweït, la Kuwait National Petroleum Company (KNPC). L’agence de presse officielle koweïtienne a indiqué que plusieurs de ses unités avaient été fermées à cause du brasier. Une attaque contre cette infrastructure avait déjà provoqué, la veille, un incendie.
Également dans le Golfe, des éclats provenant d’une « agression iranienne » ont provoqué un incendie dans un entrepôt au Bahreïn, a indiqué le ministère de l’Intérieur du pays, où les sirènes d’alerte anti-aériennes ont précédemment été activées. Le feu a été maîtrisé et n’a pas causé de victime.
Les Émirats arrêtent des membres d’un « réseau terroriste »
Les Émirats arabes unis ont arrêté au moins cinq membres d’un « réseau terroriste » présenté comme lié à l’Iran et au mouvement libanais pro-iranien Hezbollah, selon l’agence de presse officielle Wam, citant les services de sécurité.
Le réseau présumé avait « cherché à infiltrer l’économie nationale et à mener des opérations extérieures menaçant la stabilité financière du pays » dans le cadre d’« un plan stratégique prédéfini, en coordination avec des parties externes liées au Hezbollah et à l’Iran », a indiqué Wam.
Le président libanais a appelé à une trêve, en recevant le chef de la diplomatie française. Les frappes israéliennes sur le Liban ont causé la mort de 1 001 personnes, dont 118 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon le ministère libanais de la Santé.
Le cours du pétrole rebaisse, Wall Street recule
Le cours du baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale, redescendait en dessous de 107 dollars, loin des quelque 70 dollars affichés avant le déclenchement de la guerre. Son équivalent américain, le baril de WTI, lui aussi sous les 70 dollars avant les premières frappes fin février, évoluait autour de 93 dollars, après avoir brièvement dépassé en séance le seuil symbolique des 100 dollars.
Comme annoncé mi-mars, les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie ont commencé à mettre sur le marché des stocks de pétrole des réserves stratégiques. Cela concerne un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut.
Wall Street a limité ses pertes jeudi par rapport aux Bourses européennes. Le Dow Jones a perdu 0,44 % tandis que les indices Nasdaq et S & P 500 ont tous deux reculé de 0,28 %.
Macron prêt à sécuriser le détroit d’Ormuz après la guerre
Le président français Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un « cadre onusien » pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz au terme des hostilités.
L’Organisation maritime internationale (OMI) avait appelé plus tôt à la création d’« un corridor maritime sûr » pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe, condamnant la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran. La France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Japon se sont dits « prêts à contribuer », le moment venu, à sécuriser ce passage maritime.
Un « moratoire » sur les frappes sur les infrastructures énergétiques
Les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles ont appelé jeudi 19 mars à un « moratoire » sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et liées à l’eau dans la guerre au Moyen-Orient.
« L’Union européenne appelle à une désescalade et à la retenue maximale, la protection des civils et des infrastructures civiles, et au respect total du droit international par toutes les parties », affirment les Vingt-Sept.
Le président français Emmanuel Macron avait déjà fait une proposition en ce sens la veille, après avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.
Donald Trump a, de son côté, assuré avoir réclamé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran.
L’Iran ne peut plus enrichir l’uranium, affirme Israël
« Après 20 jours, je peux vous annoncer que l’Iran n’a aujourd’hui plus la capacité d’enrichir de l’uranium et qu’il n’a plus la capacité de produire des missiles balistiques », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Cette guerre « finira plus tôt que les gens ne le pensent », a-t-il promis.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a quant à lui affirmé que son pays n’avait pas de « calendrier défini » ni de « délai fixé » pour la fin des opérations militaires en Iran.








