Un ex-soutien du Kremlin, Ilya Remeslo, a été interné en hôpital psychiatrique à Saint-Pétersbourg, mercredi 18 mars, soit deux jours après avoir vivement critiqué Vladimir Poutine. Ancien membre de la Chambre publique, cet avocat a également dénoncé l’impasse de la guerre en Ukraine.
Ilya Remeslo, 42 ans, ancien membre de la Chambre publique de Russie était l’un des fervents soutiens de Vladimir Poutine. Mardi soir, il publie sur sa chaîne Telegram comptabilisant 90 000 abonnés : « Cinq raisons pour lesquelles je ne soutiens plus Vladimir Poutine ».
Selon The Guardian, il décrit dans l’extrait la guerre en Ukraine comme une « impasse totale ». « Cet homme a tout détruit sur son passage. Le pays est littéralement en train de s’effondrer », déclare-t-il, en parlant du chef du Kremlin et en l’appelant à démissionner.
Si à la base certains ont cru que son compte avait été piraté, eh bien non. Remeslo a par la suite publié un message vidéo affirmant que les propos tenus étaient bien les siens. L’homme disait même être prêt à affronter tout procès judiciaire dans lequel il pourrait avoir à faire.
A well-known russian propagandist Ilya Remeslo, who recently took an unexpected stand against Putin, has been hospitalized at Psychiatric Hospital in Saint Petersburg.
Some russians believe that Remeslo entered the facility in an attempt to avoid criminal prosecution for high… pic.twitter.com/siamD7NPAv— Roman Sheremeta \ud83c\uddfa\ud83c\uddf8\ud83c\uddfa\ud83c\udde6 (@rshereme) March 20, 2026
« Rien ne s’arrêtera »
Le lendemain de sa sortie, le journal russe indépendant Novaya Gazeta a indiqué qu’Ilya Remeslo avait été interné en hôpital psychiatrique à Saint-Pétersbourg. Une information confirmée par l’établissement, ajoutant que sa femme avait été « mise au courant ».
« Poutine n’est plus l’un des nôtres. Ses intérêts sont totalement étrangers à la Russie et à moi-même. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il est à la fois possible et nécessaire de le critiquer, car sinon rien ne s’arrêtera et rien de bon n’en sortira », a-t-il ajouté auprès de nos confrères étrangers.
Homme de main du régime, une grande partie de son travail fut de mener des campagnes contre le défunt chef de l’opposition, Alexeï Navalny, en témoignant contre lui devant des tribunaux du pays. En 2014, il avait « soutenu » l’annexion de la Crimée « parce qu’elle était pacifique » et permettait d’« unifier les terres russes », explique-t-il dans son manifeste.








