Un homme de 45 ans a été condamné à 18 mois de prison ferme jeudi 23 avril 2026 pour des violences sur sa compagne et une gendarme sur la commune de Pontchâteau (Loire-Atlantique).
C’est le voisinage qui avait alerté les gendarmes lundi 20 avril 2026, vers 5 h du matin, après avoir entendu un homme crier et taper dans les murs dans un immeuble de la rue de la Cadivais.
Dans cette résidence même, le suspect avait déjà été interpellé le 29 décembre 2025, après avoir violenté sa compagne et un voisin, ce qui lui avait valu une condamnation à 18 mois avec sursis, et l’interdiction d’y remettre les pieds.
Les militaires le retrouvent pourtant dans l’appartement familial, ivre et titubant, et constatent un « important » hématome sur le bras de la mère de famille.
Celle-ci explique avoir été molestée après « refusé un rapport sexuel » au prévenu.
Interpellé, ce dernier est conduit à la brigade de Pontchâteau, vociférant et lâchant à la gendarme : « tu pourrais mettre les gyrophares connasse ».
Une série d’insultes sexistes
La première d’une litanie d’insultes, notamment à caractères sexistes vis-à-vis des agents féminins.
L’une d’elles a également victime d’un coup de pied alors qu’elle réveillait le mis en cause pour être ausculté par un médecin au centre hospitalier.
Présenté jeudi 23 avril 2026 en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le quadragénaire a mollement reconnu les faits.
« Je ne me rappelle plus grand-chose, mais si c’est écrit sur les feuilles, c’est que c’est vrai », lâche-t-il.
« La pédagogie c’est l’art de la répétition, mais malgré plusieurs condamnations, il n’a toujours pas compris les interdictions prises, notamment pour protéger Madame », regrette le procureur, qui lit cette affaire comme « la marque de son intolérance à la frustration ».
« Il le dit lui-même, on l’empêche de dormir, alors il injurie, il outrage, il frappe. » »
Une incarcération est requise contre ce père de deux enfants majeurs, sans emploi depuis deux ans du fait de problèmes de santé liés à ses addictions.
« Des années qu’il est dans une problématique avec les opiacées et l’alcool. Il n’a même pas 50 ans, et il a besoin d’un appareil dentaire pour s’alimenter convenablement », fait valoir son avocat, en demandant au tribunal de ne pas lui « donner une peine qui constituerait une mort sociale ».
Les juges l’ont condamné à 18 mois de prison ferme, en ajoutant une révocation de 9 mois de son précédent sursis, et une interdiction de contact avec sa conjointe et de séjour à Pontchâteau pendant trois.
Le prévenu a été incarcéré à l’issue de l’audience.
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