Ils sont morts depuis de nombreuses années : un gérant de pompes funèbres placé en garde à vue après la découverte de plusieurs cadavres

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Le gérant de l’espace funéraire Duhamel au Gosier, en Guadeloupe, a été placé en garde à vue la semaine dernière. Il est soupçonné de ne pas avoir inhumé des dizaines de corps depuis plusieurs années.

Le gérant de pompes funèbre en Guadeloupe est visé par une enquête pour atteinte à l’intégrité de cadavres, escroquerie aggravée, direction d’établissement sans habilitation et travail dissimulé. Le parquet de Pointe-à-Pitre qui a lancé une enquête préliminaire a ainsi confirmé l’information, révélée par Guadeloupe la 1ère.

En janvier 2024, le CHU verse 720 000 euros au gérant Bruno Manco pour l’inhumation de 20 personnes indigentes, c’est-à-dire des défunts sans famille ni ressources. L’argent est encaissé, mais les corps ne seront jamais inhumés. Le CHU découvrira trop tard que son prestataire avait perdu son agrément préfectoral.

N’ayant aucune place disponible à sa morgue, il était impossible à l’hôpital de récupérer les dépouilles. Aussi, faute d’entretien, plusieurs pannes électriques compromettent la conservation des corps. En octobre 2024, une employée alerte l’ARS après avoir détecté des odeurs de décomposition. Sans réponse.

En 2025, l’ARS se voit refuser l’accès à la chambre froide. Finalement lors d’une perquisition des gendarmes, le 24 février 2026, la vérité éclate : 15 corps sont découverts au Gosier et 5 autres à Sainte-Anne.

51 corps sans sépulture, la mairie des Abymes dans l’impasse

L’affaire dépasse le seul espace Duhamel, propriété de Bruno Manco. Le CHU conserve de son côté 31 corps, dont 22 enfants. Ils sont également en attente d’inhumation, faute de prestataire fiable. Au total, ce sont donc 51 dépouilles qui n’ont toujours pas été inhumées. La mairie des Abymes, seule habilitée à ordonner ces inhumations, refuse d’agir malgré les rappels à la loi répétés de la préfecture.

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