INFOGRAPHIE. 31 communes, 102 conseillers, 13 nouveaux maires… les nouveaux équilibres de la Métropole de Montpellier décryptés

admin
Par
admin
4 min de lecture
#image_title

Réélu à Montpellier, Michaël Delafosse devrait conserver la présidence de la Métropole. Mais derrière cette continuité, l’institution entre dans une nouvelle phase : 102 conseillers au lieu de 92, 13 nouveaux maires et des équilibres politiques en recomposition. Voici ce qu’il faut retenir.

En dépit de la réélection de Michaël Delafosse, dont tout laisse penser qu’il sera reconduit à la présidence de la puissante Métropole de Montpellier, des changements sont à prévoir au sein de l’institution. Voici les principaux enseignements.

De 92 à 102 conseillers

L’établissement public, composé de 31 communes, comptait avant l’élection 92 conseillers, dont 47 pour Montpellier. Ils sont désormais 102, la Métropole ayant franchi le seuil des 500 000 habitants.

Montpellier gagne cinq conseillers et disposera de la moitié des sièges (51), dont 39 pour la majorité de Michaël Delafosse et 12 pour l’opposition : six du côté de Mohed Altrad et six pour Nathalie Oziol.

Castelnau-le-Lez gagne deux élus et compte désormais sept conseillers. Petite originalité : le nouveau maire, Julien Miro, siégeait déjà en tant qu’opposant, tandis que Frédéric Lafforgue, maire battu, pourra encore siéger au nom de l’opposition. Par ailleurs, Saint-Jean-de-Védas passe à 3 élus (+ 1), Pignan et Vendargues à 2 élus (+ 1).

18 maires réélus et 13 nouveaux maires

Plusieurs maires importants ont été battus dimanche soir, modifiant la future organisation métropolitaine. La principale surprise est la défaite du maire insoumis René Revol (Grabels), qui devait piloter le dossier sensible du traitement des déchets et la création d’une usine CSR à Ametyst, un projet qui a longtemps fait débat.

On compte par ailleurs 18 maires réélus et tout de même 13 nouveaux maires, ce qui est assez élevé. Lesquels devront trouver leur place dans le fonctionnement de l’assemblée.

Coopération ou opposition ?

Outre les douze élus d’opposition à Montpellier, il n’est pas exclu de voir la Métropole, espace de coopération intercommunale, devenir une arène plus politisée.

Avec le renouvellement de nombreux exécutifs municipaux, il faudra observer si des groupes politiques structurés entendent se former. Tout porte à croire que la Métropole pourrait se politiser davantage.

Quelles vice-présidences ?

La composition de l’exécutif métropolitain sera un moment clé du début de mandat. Au-delà des équilibres politiques, la répartition des vice-présidences sur des dossiers sensibles (transports, urbanisme, développement économique ou gestion des déchets) sera particulièrement scrutée. Michaël Delafosse devra arbitrer entre la fidélité de ses soutiens, l’intégration de nouveaux maires et la nécessité de s’appuyer sur des profils expérimentés.

Ces choix donneront un signal clair sur la ligne du mandat : continuité des grands projets engagés ou inflexion dans la conduite de certaines politiques publiques, notamment sur les sujets les plus contestés.

Si le conseil municipal d’installation à Montpellier est bien prévu ce samedi 28 mars à 10 h (ouvert au public), le conseil d’installation de la Métropole n’a pas encore été fixé. Probablement aura-t-il lieu sous quinze jours.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr