"J’ai mal aux yeux, la réalisation était affreuse" : la victoire des Bleus face au Brésil éclipsée par une retransmission lamentable

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Jeudi soir, la confrontation entre l’équipe de France et la Seleçao du Brésil à Boston (2-1), diffusée sur TF1, a été ternie par des choix de réalisation qui n’ont pas plu aux téléspectateurs français et qui posent des questions avant le Mondial 2026, durant lequel plus de la moitié des rencontres se joueront aux États-Unis.

« J’ai mal aux yeux, la réalisation était affreuse ». Malgré la bonne performance de l’équipe de France de football, hier soir, face au Brésil, sa victoire 2 buts à 1 a quelque peu été gâchée par une réalisation qui laissait à désirer. Entre images et couleurs ternes, maillot vert qui paraît blanc, mauvais cadrage et choix de ralentis qui interrogent.

Pas de la faute à TF1

Dès le coup de sifflet final, les internautes se sont empressés de fustiger contre la qualité visuelle de la rencontre et ont cherché à trouver le responsable. La chaîne TF1, qui a diffusé le match, s’est tout de suite dédouanée. « La réalisation est indépendante de TF1, le groupe reprend le signal international durant l’intégralité de la rencontre, a confirmé la chaîne française, partenaire de la FFF, à L’Équipe. Le groupe TF1 déplore à ce sujet la qualité du rendu, pas au niveau d’un tel événement. »

J’ai mal aux yeux, la réalisation du match Brésil – France était affreuse. J’espère que ce n’est pas ce qui nous attend au Mondial ?

— Muzamel Rahmat (@MuzRMT) March 26, 2026

En effet, sur ce coup-là, les Français n’y sont pour rien. Une petite équipe de la chaîne était bien présente mais seulement pour réaliser le magazine d’après-match et l’habillage de la rencontre. La réalisation et la production ont été confiées à l’agence marketing américaine Pitch et au réalisateur Wayne Wilson, plutôt habitué à opérer lors de rencontres de MLS, le championnat américain de « soccer » comme disent les sportifs outre-atlantique.

Changements pour le Mondial 2026

Une « patte américaine », donc, qui ne passe pas auprès des supporters français mais qui sera remplacée pour la Coupe du Monde qui aura lieu cet été (11 juin-19 juillet) aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

En effet, depuis le Mondial 2002, c’est la société HBS (Host Broadcast Services), mandatée par la Fifa, qui se charge de la production et de la réalisation des Coupes du monde, à l’international. La Fifa ne s’appuyant pas sur les réalisateurs des pays hôtes, la plupart des rencontres seront confiées à des équipes européennes et sud-américaines. Cocorico ! À Boston (où s’est disputée la rencontre France-Brésil de jeudi soir), la réalisation sera française avec aux commandes AMP Visual et le réalisateur François Lanaud qui signe pour sa huitième Coupe du monde consécutive.

Des équipes de réalisations, envoyées par la Fifa, qui arriveront bien armées pour proposer la meilleure expérience possible aux téléspectateurs. Près d’une quarantaine de caméras seront utilisées pour chaque affiche. À titre de comparaison, on compte entre 20 et 25 caméras lors d’un gros match de Ligue des champions diffusé sur Canal +.

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Les questions techniques

Outre les choix de réalisation, la difficulté est de s’adapter aux conditions techniques des infrastructures américaines. De nombreuses rencontres, dont celles à Boston, ont lieu dans des stades accueillant les franchises de NFL (football américain). Les dimensions des terrains de football américain étant généralement plus petites que celles des terrains de « soccer », cela pose certains problèmes techniques notamment au niveau du cadrage.

C’est pour cela que par moments les tireurs de corner étaient hors du champ de la caméra avant de frapper. Des problèmes techniques qui, espérons-le, devront être rapidement pris en compte et réglés à moins de trois mois du début du Mondial.

Concernant la qualité de l’image, Laurent Lachand, réalisateur des finales de la Coupe du monde 2022 et de l’Euro 2024, affirme sans certitude que « cela pourrait s’expliquer par des différences techniques, de formats vidéo qui s’articulent mal les uns avec les autres, de transcodage. Il a pu y avoir un problème pour matcher les moyens de captation américains et de diffusion en Europe. »

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Des pubs et encore des pubs

Comble de l’agacement pour les supporters, les pauses fraîcheur à répétition au milieu de chaque période, alors qu’il faisait seulement 18°C, jeudi soir au Gillette Stadium. En plus de venir totalement casser le rythme de la rencontre, ces pauses sont synonymes d’annonces publicitaires à rallonge « à l’américaine », pour les téléspectateurs qui regardent le match depuis leur canapé. Et ils seront certainement nombreux au vu du prix des billets pour suivre les rencontres du Mondial depuis les tribunes.

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