« Quelle est votre adresse ? » Dans le box du tribunal de Quimper (Finistère), la réponse à la question du président fuse : « Je ne m’en souviens plus. »
L’homme, 35 ans, a comparu vendredi 17 avril 2026 pour des violences. Mais son procès a dû être renvoyé en raison de la reprise de la grève des avocats contre la réforme de la justice criminelle.
Le trentenaire est soupçonné d’avoir agressé « gratuitement » trois personnes dans les rues de Quimper, mercredi 15 avril en début de soirée.
« Vous êtes surtout fatigant »
Une femme a reçu un coup de poing à l’oreille. Un médecin lui a prescrit trois jours d’incapacité totale de travail. Deux autres hommes ont été frappés ; l’un d’eux a également été tiré par les cheveux.
Et le président du tribunal d’ajouter : « Ensuite, votre interpellation a été extrêmement compliquée. Les policiers ont dû se montrer très patients. » Deux d’entre eux ont pris des coups.
Vendredi, l’auteur présumé des violences a exprimé son incompréhension. « Je ne fais jamais de mal à personne. » Sa septième et dernière condamnation pour outrage et rébellion remonte pourtant à mars 2026. Mais il ne s’en souvient plus. « J’ai vu un expert psychiatre, mais je ne suis pas malade. Je suis juste un peu fatigué. » « Vous êtes surtout fatigant », lui a lancé le président.
« Un à deux litres de bière par jour »
Lors du dernier épisode de violences, le prévenu était ivre. Son taux d’alcool par litre de sang a été estimé à près de 2 g lors de son arrestation vers 20h45. Mais pour lui, malgré sa consommation « d’un à deux litres de bières par jour », l’alcool n’est pas un problème.
Pour le procureur, l’homme « a un besoin absolu de soins car il n’a pas pris conscience de ses troubles ». Conformément aux réquisitions, le trentenaire a été incarcéré jusqu’à son procès, vendredi 5 juin.
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