À Nancy, Bruno Scherrer, 51 ans, pensait emménager dans un appartement calme. Mais le jour même de la signature, une discothèque ouvre sous ses fenêtres. Depuis, nuisances nocturnes à répétition, fatigue et plaintes rythment son quotidien.
« Je ne peux plus dormir ». Bruno Scherrer, 51 ans, pensait avoir acheté un appartement calme à Nancy. Mais le 31 octobre dernier, jour même de la signature, une boîte de nuit a ouvert sous ses fenêtres, sans qu’il en ait été informé.
« Les gens parlent fort, crient »
Depuis l’acquisition de son appartement de 91 mètres carrés, le quinquagénaire subit des nuisances sonores répétées : « Les gens parlent fort, crient, sous l’effet de l’alcool. Je suis réveillé en pleine nuit, à 4 h du matin« , raconte à l’Est Républicain Bruno Scherrer.
Le pire ? La musique provenant de la discothèque notamment les basses fréquences, ces « boums boum » caractéristiques de la musique techno. Entre octobre et janvier, l’établissement de nuit a fonctionné sans limiteur de son, pourtant imposé par la réglementation.
Bruno vit un calvaire
Des équipements ont bien été installés et des aménagements réalisés, selon le gérant, qui assure être « dans les clous ». Mais les boums boum persistent transformant le quotidien de Bruno Scherrer en calvaire. Réveils nocturnes répétés, fatigue, recours à des anxiolytiques : le quinquagénaire dit ne plus pouvoir dormir. Il a sollicité la police à plusieurs reprises et déposé plainte mi-mars pour agression sonore.
Des mesures acoustiques ont été réalisées par la mairie. Mais faute d’amélioration suffisante, Bruno Scherrer envisage désormais de revendre son appartement, moins d’un an après l’avoir acheté.








