Un père de famille originaire de Toulouse a été confondu avec un trafiquant alors qu’il effectuait une croisière en Méditerranée au mois de mars 2026. Arrêté, le quadragénaire a vécu sept heures d’angoisse avant que les policiers ne reconnaissent leur erreur.
Il était parti en croisière pour fêter l’anniversaire de sa belle-sœur. Au lieu de vivre une semaine de rêve, un Toulousain de 44 ans a vécu un véritable cauchemar, manquant de peu de se retrouver en prison, relate La Dépêche.
Le paquebot, parti de Marseille le 1er mars, se dirige vers la Tunisie. L’itinéraire va alors changer brusquement de cap, en direction de Naples. Le 5 mars, une escale est prévue à Palerme, en Sicile. Philippe*, retourne dans sa cabine après avoir pris son petit-déjeuner. Dans le même temps, sa famille part en excursion.
« En état d’arrestation »
Des policiers attendent Philippe devant sa porte. Après vérification de son identité, « un commissaire m’annonce que je suis en état d’arrestation », raconte-t-il à nos confrères de La Dépêche.
Les forces de l’ordre lui montrent un jugement de 2019 pour des faits de détention de stupéfiants. L’homme visé par un mandat d’arrêt européen porte le même nom, prénom et la même date de naissance que Philippe*. Le lieu de naissance est différent mais les policiers restent implacables.
« Je me suis effondré »
Le vacancier toulousain doit subir une fouille corporelle entièrement nu, selon La Dépêche. Menotté, il est ensuite conduit au commissariat du port. « Ils m’ont demandé d’appeler ma femme pour lui dire qu’ils m’emmenaient en prison. C’est là que je me suis effondré », confie Philippe* à nos confrères.
Sept heures après son interpellation et grâce à des analyses d’empreintes, les policiers reconnaissent leur erreur, lui enlèvent les menottes et le ramènent sur le navire. Pour le père de famille, la méprise a été traitée avec légèreté. Le Toulousain cherche aujourd’hui à obtenir des explications et la reconnaissance du préjudice subi.








