la solidarité des habitants évite un drame

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« Quelqu’un du village est venu frapper à ma porte en me disant qu’au-dessus de la boutique ça brûlait. La personne me répétait :  »Je te jure, viens voir » », témoigne Juliette Heitz, gérante de la boutique Les Fleurs d’Adrileen, à Val-de-Saâne (Seine-Maritime).

Plus de peur que de mal, ce mardi 24 mars 2026. Un boîtier extérieur de câblage a pris feu sur la façade d’un immeuble, au-dessus de la boutique de la fleuriste. Le local n’a pas été touché.

Une partie du village s’est toutefois retrouvée sans Internet, sans électricité, ni téléphone.

Un élan de solidarité

« J’habite à trois minutes de la boutique, j’étais encore à la maison. Il devait être 9 h, 9 h 10, je ne sais pas exactement, mon conjoint venait de rentrer de l’école », raconte la commerçante, installée depuis la fin du mois de janvier.

Le commerce devait ouvrir à 9 h 30. « Quand je suis arrivée, un élan de solidarité s’était déjà mis en place. Arnaud, le boulanger, avait prêté son extincteur, un voisin l’a pris, et un artisan qui passait par là s’est arrêté et a prêté son échelle », salue Juliette Heitz, qui ajoute : « Quand je suis arrivée à la boutique, tout était déjà éteint ».

Les pompiers sont arrivés peu après et se sont assurés de l’extinction du foyer. Le maire ainsi qu’un adjoint étaient sur place, de même que l’entreprise Enedis, venue constater les dégâts avec une nacelle.

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L’origine du feu a été assez vite identifiée : les flammes ont pris sur le devant de l’immeuble. La faute, selon la propriétaire des murs, au « boîtier Enedis communal vétuste qui a pris feu ».

L’électricité a été complètement rétablie à 15 h, à la suite de l’intervention d’Enedis. D’autres commerces, dont le Coccimarket, ont également été touchés.

Pour Internet, un technicien doit passer en début d’après-midi ce mercredi.

« Cela aurait pu être bien plus grave »

« Beaucoup de gens dans le village se rappelaient l’incendie de la boucherie il y a quatre ans et m’ont envoyé des messages inquiets pour ma boutique. La plus choquée, c’était ma propriétaire, qui habite juste au-dessus. Elle était en état de choc. Le feu a pris non loin d’une des chambres. Cela aurait pu être bien plus grave, tout l’immeuble aurait pu partir en fumée. Moi, j’aurais pu perdre ma marchandise, mais la boutique n’a pas brûlé », rassure la gérante, qui travaille seule.

La commerçante a annulé son arrivage de fleurs coupées mais a gardé les portes de sa boutique ouvertes, malgré l’absence d’éclairage une partie de la journée.

« Beaucoup de clients pensaient que j’étais fermée par ce que j’étais cachée par la nacelle d’Enedis. On m’appelait pour me demander quand j’allais rouvrir, mais je suis toujours restée ouverte », sourit-elle.

Elle a posté un message sur Facebook afin de rassurer sa clientèle. Pour elle, la prochaine livraison de fleurs coupées aura lieu jeudi. « Je reprends les commandes à partir d’aujourd’hui », glisse la commerçante.

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