"Le plus important, c’est de prendre du plaisir et de créer" : Jacob Cosplay est jury au concours Mang’Anîmes

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À l’occasion de la 7e édition du salon Mang’Anîmes, les 18 et 19 avril, Jacob Cosplay, figure montante du milieu, rejoint le jury du concours de cosplay. Spécialiste du "craft", il dévoile un univers où créativité, débrouille et passion se rencontrent.

Entre carton, mousse EVA (matière similaire à un tapis de yoga) et imagination débordante, l’Avignonnais Jacob Cosplay façonne des accessoires spectaculaires. Rencontre avec un créateur autodidacte qui s’est imposé en seulement deux ans, et qui sera juge au concours du salon Mang’Anîmes.

Comment êtes-vous entré dans cet univers ?

Par solitude. Après mes études, je ne savais pas quoi faire. Un ami m’a emmené à une convention à Avignon. J’ai découvert des costumes faits main, ça m’a fasciné, j’étais comme un enfant émerveillé par tout ce que je voyais autour de moi. Le lendemain, j’ai commencé par le carton. Ce que j’aime, c’est le résultat final. Voir une création terminée et se dire : « C’est moi qui ai fait ça ! » C’est ce qui m’a donné envie de continuer.

Vous êtes spécialiste dans le « craft ». Comment fabrique-t-on un accessoire de cosplay ? Combien de temps cela prend-il ?

Je suis un cosplayeur particulièrement rapide. Par exemple, l’épée de Kinich, un personnage du jeu vidéo Genshin Impact, m’a demandé trois jours de fabrication. D’autres mettraient un mois. Je visualise directement l’objet en 3D dans ma tête, je n’utilise presque jamais de patrons. Je découpe et j’assemble instinctivement.

C’est une méthode peu commune…

Oui, mais ça a aussi ses limites. Parfois, les pièces ne s’ajustent pas parfaitement entre elles et je me dis que j’aurais dû utiliser un patron finalement ! Cependant, ça fait gagner énormément de temps.

Des créations spectaculaires

Jacob expose fièrement ses créations. Léa Cavanihac

Vous serez juge au concours du salon Mang’Anîmes. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

C’est grandiose. Être jury, c’est une vraie reconnaissance. On évalue la fabrication, souvent faite à 70 % à la main, la ressemblance, les finitions. J’ai même eu la chance d’être jury à la Coupe de France, mais c’est beaucoup plus exigeant. Ce que je peux conseiller, c’est surtout de se lancer, même avec du carton. Le plus important, c’est de prendre du plaisir et de créer.

Le cosplay est-il un loisir coûteux ?

Ça peut coûter cher, mais j’essaie de montrer qu’on peut commencer simplement. Je travaille beaucoup avec des cartons et de la mousse qui s’assimile à un tapis de yoga. La mousse EVA, plus professionnelle, coûte environ 25 euros le mètre carré. C’est un budget…

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans la conception d’un cosplay ?

Les petits détails. Le carton casse facilement, donc j’utilise de la mousse EVA pour les finitions. Il faut être patient et minutieux, même si moi, je vais souvent trop vite !

Avez-vous une réalisation dont vous êtes particulièrement fier ?

Le Rhino, une arme de deux mètres cinquante, qui provient de l’univers d’Arcane. C’était très technique. J’aime beaucoup cet univers. Le style graphique est incroyable. Mais je touche à plusieurs mondes, comme celui de Genshin Impact. J’incarne le personnage de Kinich, surtout pour son design et son épée.

Vous comptabilisez près de 30 000 followers sur Instagram. De nombreuses personnes se sont lancées dans le cosplay en regardant vos créations. Qu’en pensez-vous ?

Je ne réalise pas vraiment. Toutefois, à la Clermont Geek Convention, plus de 250 personnes se sont présentées à mon stand. J’ai compris à ce moment-là que j’avais un impact, mais c’est encore flou pour moi. Le monde du cosplay n’est pas très accueillant, malheureusement, donc si malgré cela je peux motiver certains à se lancer, j’en suis très fier !

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