"Ma caméra, mes yeux" : un Sétois filme un carnet de voyage poétique en Antarctique après un mois d’expédition

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Antoine Prost-Verdu, néo-Sétois, est parti à la conquête du grand désert blanc, l’Antarctique, pour tourner son prochain carnet de voyage. À peine rentré de son voyage, il nous raconte.

« Ma caméra là-bas, c’était mes yeux et mon écriture c’est ce que j’ai sur le cœur. » En quelques mots Antoine Prost-Verdu donne le ton. Néo-Sétois, ce trentenaire a décidé de se lancer dans une aventure peu commune : tourner un carnet de voyage poétique en Antarctique.

Voilà maintenant plusieurs années qu’Antoine tient la caméra. Après avoir fait ses armes à l’ESRA, école de cinéma à Nice, il obtient ses premiers jobs comme régisseur sur la bien connue quotidienne sétoise, Demain nous appartient. Là-bas, il obtient un stage pour travailler la caméra et ne la lâchera plus pendant deux ans et demi. « C’est vraiment une bonne école la quotidienne. C’est intense et il n’y a que des gens formidables là-bas. J’ai fait de super rencontres qui m’ont permis d’aller ensuite travailler sur les films de John Woo (The Killer, Mission Impossible 2…) ou encore Robert Zemeckis (Retour vers le futur, Forrest Gump…). »

Les pingouins ont pris la pause pour l’appareil photo d’Antoine.

L’Antarctique offre vraiment plusieurs paysages

Mais son truc à Antoine, ce sont les documentaires. Son départ en Antarctique, il le doit à un voyage en Mongolie en été 2024, où il a réalisé son premier carnet de voyage filmé. « J’ai vu là-bas une photo de la Mongolie sous la neige. J’ai trouvé ça envoûtant. Je me suis dit que ce serait là que je ferais mon prochain carnet de voyage. » Mais petit bémol, Antoine déteste le froid et la Mongolie en hiver, il fait – 40 °C. « Alors je me suis tourné vers l’Antarctique ». Et contrairement à ce que l’on pourrait croire durant son voyage réalisé à la fin du mois de février, il faisait entre 0 °C et – 5 °C sur la Péninsule. « Beaucoup plus acceptable pour moi », rit cet amoureux de l’image.

Ce voyage méritait bien une nuit à la belle étoile sur le pont du bateau.

Il est parti pour un mois de l’Île singulière et a foulé la glace pendant 10 jours. À bord d’un voilier, il a connu le mal de mer, « à l’aller et au retour. Ce n’est pas le moment où j’ai le plus sociabilisé avec les douze autres personnes à bord », se souvient-il en grimaçant. Mais ça en valait la peine. Parce qu’après, il a pu se lier d’amitié avec un Irlandais, alors qu’il ne parlait pas anglais, il a pu dormir à la belle étoile dans un hamac sur le pont du bateau et il a marché tous les jours sur des îles de l’Antarctique. Il a pu enregistrer le vent, les vagues, et filmer ce blanc qui change en fonction de la lumière. « L’Antarctique offre vraiment plusieurs paysages. Parfois il y avait moins de soleil mais moi je trouvais ça beau, il y avait toujours des couleurs différentes à observer.« 

Un carnet de voyage plus qu’un documentaire

Avant de définitivement jeter son dévolu sur cette destination, Antoine a lu des livres inspirants tel que celui de l’Odyssée de l’Endurance. « Je rêvais d’être le gars qui a pris les photos de toute cette expédition ». Ou encore Transantarctica, de Jean-Louis Etienne, offert par sa maman. « Au fond c’est peut-être le rêve de toutes les personnes qui réalisent des documentaires d’aller filmer l’Antarctique », confie-t-il en souriant. La particularité du travail d’Antoine c’est qu’il ne cherche pas à faire des documentaires scientifiques ou même journalistiques. Lui, en plus de jouer avec les images, il joue avec les mots. C’est pourquoi, au moment du départ, il a pris le bateau accompagné, certes, de sa caméra, son trépied et de deux optiques. Mais surtout avec un livre de poèmes. Un visage pour être aimé de Paul Éluard.

« À l’intérieur, il y avait une photo en guise de marque-page. Mon papa (qu’il a perdu à l’âge de 14 ans, NLDR) et moi. » Depuis toujours ses écrits et ses films font écho à cet être cher disparu et ce dernier ne fera pas exception. Mais ce sera aux spectateurs de discerner de quelle manière il va le faire prendre vie. À travers ses mots ? Ses vidéos du blanc de l’Antarctique ? Réponse dans quelques mois.

Pour réaliser ce rêve il est à la recherche de musiciens pour apporter de la musicalité à ses images. Pour ceux qui sont intéressés par son travail ou ceux qui souhaiteront y participer, contact sur Instagram : antoineprostv

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