Originaire de Saint-Bauzély, dans le Gard, Lucille Dracius fait partie des cinq finalistes de la Bourse des Jeunes Talents 2026. À deux jours de la grande finale à Paloma, la chanteuse se confie sur son parcours, ses influences et ses ambitions.
Entre fragilité assumée et énergie créative, la jeune artiste gardoise Lucille Dracius s’apprête à monter pour la première fois sur une vraie scène de concert ce samedi 11 avril, à l’occasion de la finale de la Bourse des Jeunes Talents à Paloma.
Comment êtes-vous entrée dans l’univers musical ?
La musique, j’ai vraiment commencé quand il a fallu faire un choix en terminale. J’avais fait un bac S et j’étais complètement perdue. Je me suis demandée : « Qu’est-ce que j’ai vraiment envie de faire ? » J’aimais chanter, je faisais de la chorale… Et je me suis dit : « C’est ça que je veux faire. » Après une licence de design, pendant le Covid, j’ai composé, écrit… et, j’ai su. J’ai ensuite fait une licence de musicologie pour acquérir les bases. Pour le reste, j’ai tout appris sur le tas.
Qu’est-ce qui vous fait vibrer dans la musique ?
Mettre des mots et des sons sur des choses qu’on ne peut pas expliquer. C’est la seule façon que j’ai trouvée pour exprimer ce que je ressens. Me produire sur la scène de Paloma, c’est un cap. J’ai déjà chanté à la Fête de la musique ou dans des bars, mais là, c’est ma première vraie scène. J’ai surtout hâte de partager ce moment avec le public.
Comment décririez-vous votre style ?
Mes premiers singles étaient plutôt variété pop, chanson à texte française. Aujourd’hui, mon EP Enchantée est plus sur de l’acoustique : piano, violon, voix. Le texte reste central. J’écoute Daniel Balavoine et Barbara depuis que je suis toute petite. Leur sensibilité, leur écriture… C’est ce que je garde dans mon art : quelque chose de vrai, de sincère. C’est donc très introspectif, brut, intime. Le message, c’est : « Lance-toi ! »
La Bourse des Jeunes Talents, un tremplin décisif
Que représenterait, pour vous, une victoire ?
Ça représente beaucoup. C’est un tremplin. Mon EP a été enregistré à 100 % dans ma chambre. Je veux passer un cap, aller en studio, et pour ça il faut des financements. Remporter la bourse de 10 000 euros pour le vainqueur ou celle de 4 000 euros pour le prix espoir, me permettrait de proposer I Leave You, un deuxième projet de meilleure qualité. L’idée sera de raconter une rupture amoureuse à rebours : on part de la rupture pour aller jusqu’à la rencontre. Ce sera une réflexion sur l’amour, sur la transformation personnelle. Ce sera assez psychologique.
Comment vous préparez-vous pour cette finale ?
Je ne dors plus ! On répète avec le pianiste, la violoniste, un ingénieur du son et même quatre danseuses. On n’a pas encore tout réuni le jour J. Quand je vois la compétition, je me dis qu’il y a du beau monde. Etane a une grâce et une sensibilité incroyable. Mokda est un peu plus classique. Je connais Lutèce du conservatoire, mais comme elle partage peu ses œuvres, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Et Yunha Foster, c’est plus pop, très travaillé. Je suis un peu l’outsider de la BJT, mais on va les surprendre !






